Une dizaine de routes bloquées à la frontière franco-espagnole, dans les Pyrénées-Orientales

CRISE EN CATALOGNE Pendant plusieurs heures, des manifestants ont barré des routes pour protester contre l’arrestation de membres du gouvernement catalan…

20 Minutes avec AFP

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Des manifestants en Catalogne. (Photo d'illustration)
Des manifestants en Catalogne. (Photo d'illustration) — LLUIS GENE / AFP

Une dizaine de routes ont été coupées vendredi matin en Catalogne par des manifestants protestant de part et d’autre de la frontière franco-espagnole contre l’arrestation de membres du gouvernement catalan, selon le service catalan du trafic.

La Nationale 2, une voie d’accès de la France à l’Espagne, à la Jonquera, ville frontière avec la France, a été bloquée, tandis que d’autres routes vers Andorre ont été coupées pendant plusieurs heures par des véhicules en travers ou des tracteurs roulant très lentement, occasionnant plusieurs kilomètres de bouchons, selon la même source.

« Un mouvement spontané »

« Il y a eu un mouvement spontané de gens qui ont décidé de couper des routes, y compris à Barcelone », a expliqué à Perpignan Francesc Bitlloch, un des membres de l’ANC, Assemblea Nacional Catalana, un des moteurs des mouvements indépendantistes.

« Cela prépare des choses plus importantes. Des comités de défense de la République se sont constitués dans tous les territoires catalans. Il y a des discussions actuellement sur la marche à suivre », a-t-il dit à un correspondant de l’AFP. « Certains pensent que ces mouvements peuvent conduire à l’annulation par le pouvoir central des élections prévues le 21 décembre ».

Selon lui, « il est question d’une grève générale dans les jours qui viennent », car « ce qui paraît évident, c’est que les manifestations pacifiques avec les fleurs ne suffisent plus ».

Manifestation devant le consulat d’Espagne

Jeudi soir, quelque 200 manifestants s’étaient rassemblés à Perpignan devant le consulat d’Espagne pour protester contre l’incarcération de huit membres du gouvernement destitué de Carles Puigdemont, exilé en Belgique.

Selon le Service catalan du trafic, la plupart des barrages étaient levés en début d’après-midi. « Ces opérations n’ont occasionné aucune perturbation de ce côté de la frontière », a indiqué la préfecture des Pyrénées-Orientales.