Bruxelles interdit le «safari de l’islam» organisé à Molenbeek par l'extrême droite

BELGIQUE La bourgmestre Françoise Schepmans a porté plainte et pris une ordonnance pour interdire le rassemblement qui devait avoir lieu ce vendredi...

H. B.

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A Molenbeek, district de la commune de Bruxelles en Belgique, le 23 mars 2016.
A Molenbeek, district de la commune de Bruxelles en Belgique, le 23 mars 2016. — maury Miller / Hollandse Hoogte/ Sipa

Le rassemblement a été formellement « interdit ». « Le safari de l’islam » initialement prévu ce vendredi à Molenbeek, commune pauvre de la banlieue de Bruxelles connue pour avoir abrité plusieurs terroristes, n’aura finalement pas lieu.

Les élus d’extrême droite Geert Wilders (du parti néerlandais VVD) et Filip Dewinter (du parti flamand Vlaams Belang) avaient annoncé, le 29 septembre dernier, une « visite de travail dans la capitale du djihad en Europe #StopIslam ».

Pour eux, Molenbeek est une ville symbole de « l’islamisation de l’Europe ». C’est ce qu’ils comptaient aller dénoncer sur place lors d’une opération médiatique baptisée « Safari de l’islam ».

« Nous ne souhaitons pas que Wilders exporte son message de haine raciste sur le territoire bruxellois »

La bourgmestre de Molenbeek, Françoise Schepmans, a porté plainte et pris une ordonnance pour interdire la venue des deux élus d’extrême droite sur sa commune. « Tout rassemblement de personnes dans le cadre de cette démarche, participants, organisateurs ou opposants, est interdit sur le territoire de la commune de Molenbeek-Saint-Jean », stipule l’ordonnance.

>> A lire aussi : Molenbeek, vivier de djihadistes en Belgique

Philippe Close, le bourgmestre de Bruxelles, a quant à lui interdit tout rassemblement de personnes, rapporte Le Soir. « Nous ne souhaitons pas que Geert Wilders exporte son message de haine raciste sur le territoire bruxellois », a-t-il déclaré.