Catalogne: Carles Puigdemont exige la libération des huit ex-ministres catalans incarcérés

JUSTICE Depuis la Belgique, Carles Puigdemont a exigé la libération des huit ex-ministres catalans incarcérés jeudi...

20 Minutes avec AFP

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Carles Puigdemont, le président catalan destitué, s'est exprimé depuis Bruxelles
Carles Puigdemont, le président catalan destitué, s'est exprimé depuis Bruxelles — AURORE BELOT / AFP

Le bras de fer se durcit. Une juge espagnole a émis un mandat d’arrêt européen à l’encontre du président catalan destitué Carles Puigdemont, a déclaré son avocat belge à la télévision flamande jeudi.

« Mon client vient de me dire que (le mandat d’arrêt) a été émis à l’encontre du président et de quatre ministres qui se trouvent en Belgique », a déclaré Me Paul Bekaert à la chaîne VRT. « Cela signifie dans la pratique que la justice espagnole va maintenant envoyer une demande d’extradition au parquet fédéral de Bruxelles », a-t-il ajouté.

Interrogé sur le point de savoir si Carles Puigdemont allait rester en Belgique, l’avocat a répondu : « Bien entendu. Il s’est engagé à coopérer pleinement avec les autorités belges ». Une fois la demande d’extradition transmise à la justice belge, celle-ci aurait 60 jours pour étudier le dossier. Au cas où sa demande d’extradition serait approuvée par un juge belge, Carles Puigdemont fera appel, a ajouté Me Bekaert.

Puigdemont demande la libération des ministres incarcérés

Un peu plus tôt, Carles Puigdement avait exigé la libération des huit anciens ministres régionaux placés en détention provisoire par la justice espagnole, dans une brève intervention télévisée.

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« Comme président du gouvernement légitime de Catalogne, j’exige la libération des conseillers (ministres) et du vice-président » Oriol Junqueras, a-t-il déclaré lors d’un discours retransmis à la télévision régionale catalane, qui a précisé que Carles Puigdemont s’exprimait depuis la Belgique.

Les ministres passeront devant la Cour suprême espagnole le 9 novembre 

Parmi ces huit responsables indépendantistes figure Oriol Junqueras, le numéro deux de Carles Puigdemont, qui est parti en Belgique et refuse de répondre aux convocations de la justice. Un neuvième ministre, qui avait démissionné avant la proclamation unilatérale d’indépendance de la Catalogne le 27 octobre, a également été écroué mais sera libéré dès versement d’une caution de 50.000 euros.

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Les huit ministres catalans seront entendus le 9 novembre prochain par un juge de la Cour suprême espagnole qui pourrait les inculper pour sédition et rébellion, a annoncé la haute juridiction. Le procureur général a demandé que tous soient inculpés pour détournement de fonds publics, sédition et rébellion. Des chefs d’accusation étant passibles de longues peines d’emprisonnement, entre quinze et trente ans.