Crise en Catalogne: L’audition de députés indépendantistes catalans reportée au 9 novembre

ESPAGNE Six membres du bureau du parlement catalan, dont sa présidente Carme Forcadell, s’étaient pourtant présentés jeudi matin à la Cour suprême à Madrid…

20 Minutes avec AFP

— 

Le président de la Catalogne, Carles Puigdemont et 14 membres du gouvernement catalan ont été destitués.
Le président de la Catalogne, Carles Puigdemont et 14 membres du gouvernement catalan ont été destitués. — JOSEP LAGO / AFP

L’audition de députés indépendantistes catalans par un juge de la Cour suprême espagnole a été ajournée jeudi au 9 novembre à la demande de leurs avocats, a annoncé la haute juridiction. Le motif de ce report n’a pas été précisé mais les avocats s’étaient étonnés de la brièveté du délai de la convocation devant cette juridiction qui aurait pu inculper les députés pour sédition et rébellion.

Six membres du bureau du Parlement catalan, dont sa présidente Carme Forcadell, se sont présentés jeudi matin à la Cour suprême à Madrid sur convocation du juge d’instruction dans le cadre de la procédure judiciaire engagée après la déclaration d’indépendance du 27 octobre.

Les auditions se sont en revanche poursuivies à l’Audience nationale

Les auditions se sont en revanche poursuivies au pas de charge à l’Audience nationale, haute cour spécialisée dans les affaires sensibles, devant laquelle 14 membres du gouvernement catalan destitués, dont son président Carles Puigdemont, étaient convoqués. Cinq manquaient à l’appel, dont Carles Puigdemont, en Belgique depuis lundi.

>> A lire aussi : Le parquet espagnol requiert des poursuites pour rébellion contre l'exécutif destitué

Le procureur général de l’Etat a demandé que tous soient inculpés pour détournement de fonds publics, sédition et rébellion, les deux derniers délits étant passibles de peines maximales de 15 et 30 ans de prison. Il les a accusés d’avoir encouragé « un mouvement d’insurrection active » au sein de la population catalane pour parvenir à la sécession, en ignorant toutes les décisions de la justice y compris l’interdiction d’organiser un référendum d’autodétermination le 1er octobre dernier.

Les autorités catalanes affirment que lors de ce scrutin,le « oui » à la sécession a remporté 90,18 % des voix avec une participation de 43 % malgré l’intervention parfois violente de la police pour l’empêcher. Elles se sont appuyées sur ces résultats invérifiables pour proclamer le 27 octobre l’indépendance de la « République catalane ». Quelques heures plus tard, le gouvernement espagnol prenait le contrôle de la région, destituant son gouvernement et dissolvant son Parlement pour convoquer de nouvelles élections le 21 décembre.