Affaire Harvey Weinstein: L'actrice Rose McGowan assure avoir refusé un million de dollars pour se taire

SCANDALE L’actrice, connue pour son rôle dans la série «Charmed», assure qu’un proche du producteur lui a proposé une grosse somme d’argent pour qu'elle garde le silence…

20 Minutes avec agence

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Rose McGowan
Rose McGowan — WENN

Depuis que le scandale Harvey Weinstein a éclaté, une question reste centrale : comment le célèbre producteur américain a-t-il pu agir de la sorte pendant si longtemps sans que personne ne le dénonce ? Rose McGowan, actrice de la célèbre série des années 2000 Charmed, a livré un élément de réponse dans une interview accordée au New York Times.

 

Celle qui a affirmé avoir été violée en 1997 par Harvey Weinstein explique aujourd’hui avoir gardé le silence contre un chèque de 100.000 euros. Pendant vingt ans, elle a donc raconté sa mésaventure sans jamais citer le nom de son agresseur, pensant qu’une clause de confidentialité était comprise dans l’accord. Mais cet été, elle a compris que cette clause n’existait pas.

« Je me sentirais dégoûtante »

En septembre dernier, peu avant que l’affaire n’éclate au grand jour, l’un des proches du producteur américain a approché l’actrice en lui proposant cette fois un million de dollars pour qu’elle se taise.

Une somme impressionnante qui a fait douter Rose McGowan, affaiblie financièrement. Dans un premier temps, elle décide de faire une contre-proposition à 6 millions avant de se raviser. « J’ai pensé que je pouvais le faire monter à 3 millions. Mais je n’arrê­tais pas de penser "Tu es dégueulasse, je ne veux pas de ton argent, je me sentirais dégoûtante" », a-t-elle confié.

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Des accords qui ont prolongé l’omerta sur les agissements de Weinstein

Dans cette affaire comme dans celles touchant la star de Fox News Bill O’Reilly et l’acteur Bill Cosby, il semblerait que de nombreux accords comme celui-ci aient été passés entre Harvey Wesintein et ses victimes. Ces arrangements contenant une clause de confidentialité sont aujourd’hui largement dénoncés car ils ont « clairement joué un très grand rôle » dans l’affaire Harvey Weinstein en prolongeant l’omerta sur les agissements du producteur.

« On voit qu’il y a eu de nombreux accords amiables dans lesquels des femmes auraient pu porter plainte pour harcèlement sexuel ou parler publiquement », a expliqué Ariela Gross, professeure de droit à l’université USC en Californie.