Somalie: Le bilan de l'attaque d'un hôtel de Mogadiscio, samedi, passe à 27 morts

ATTENTAT Samedi après-midi, un commando shebab est parvenu à pénétrer dans un hôtel après avoir fait exploser deux véhicules piégés...

Fabrice Pouliquen

— 

L'attaque samedi d'un hôtel de Mogadicio, revendiquée par les islamistes radicaux shebab, a fait au moins 27 morts.
L'attaque samedi d'un hôtel de Mogadicio, revendiquée par les islamistes radicaux shebab, a fait au moins 27 morts. — Mohamed ABDIWAHAB / AFP

Le bilan de l'attaque samedi à Mogadiscio, revendiquée par les islamistes radicaux shebab, s'élève à 27 morts, a annoncé dimanche le gouvernement somalien dans un communiqué citant le ministère de la Sécurité intérieure.

«Le ministre de la Sécurité intérieure a donné des précisions sur l'incident à l'hôtel Nasa Hablod où, a-t-il dit, 27 personnes ont été tuées et d'autres secourues après l'intervention des forces de sécurité», a indiqué le ministère de l'Information dans un communiqué.

Trois terroristes capturés vivants

Un commando shebab était parvenu à pénétrer dans l'hôtel, situé au nord de la capitale, après avoir fait exploser deux véhicules piégés à proximité samedi après-midi. Cette double explosion a tué au moins 14 personnes.

«Cinq hommes armés ont pénétré dans l'hôtel. Deux d'entre eux ont été tués et les trois autres capturés vivants. Les forces de sécurité continuent à travailler pour retrouver des victimes, mais nous n'en avons pas le nombre exact pour l'instant», a déclaré à la presse Abdiasiz Ali Ibrahim, porte-parole du ministère de la Sécurité.

Deux semaines après un attentat au camion piégé

Les militants islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont revendiqué cette attaque, selon un site pro-shebab, citant radio Andalous, la station des shebab. Elle est survenue exactement deux semaines après l'attentat au camion piégé mené le 14 octobre dans le centre de Mogadiscio, le plus meurtrier de l'histoire de la Somalie, qui avait fait au moins 358 morts et 228 blessés.

Cet attentat n'avait pas été revendiqué. Mais les autorités n'ont aucun doute sur le fait que les shebab en étaient les auteurs. Les shebab ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 22.000 hommes de la force de l'Union africaine (Amisom).

Toujours de vastes zones rurales aux mains des shebabs

Ils ont été chassés de Mogadiscio en août 2011 et ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent dans la capitale, et contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.