VIDEO. Catalogne: Pour Mélenchon, «il faut voter»

INDEPENDANCE CATALANE Le leader de la France insoumise estime que la situation en Catalogne est « en train de déraper » et nécessite donc un « vote »…

N.Se avec AFP

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Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, en visite à Athènes le 27 octobre 2017, estime que la situation catalane nécessite un vote.
Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, en visite à Athènes le 27 octobre 2017, estime que la situation catalane nécessite un vote. — Angelos Tzortzinis / AFP

En déplacement en Grèce, le leader de La France insoumise suit avec attention les derniers événements survenus en Catalogne. Alors que la Catalogne a proclamé son indépendance, entraînant la mise sous tutelle par Madrid de son exécutif et de son Parlement, Jean-Luc Mélenchon a évoqué « un enchaînement qui pousse à la tension ».

« Il faut voter »

« Je ne veux pas qu’on déclare comme ça l’indépendance ni qu’on la réprime, il faut voter », a-t-il déclaré en marge du lancement à Athènes du nouveau parti de Zoe Konstantopoulou, jadis très proche d’Alexis Tsipras devenue son opposante. « Je ne vois pas ce qu’on peut faire d’autre que ça », a poursuivi le député des Bouches-du-Rhône, évoquant « une situation d’impasse » et refusant de « faire partie de ceux qui se rangent, qui s’alignent ».

Jean-Luc Mélenchon a rappelé que le vote du Parlement catalan vendredi avait « semblé assez mouvementé » avec notamment une partie des élus refusant de voter. « Tous ceux qui souhaitent une issue pacifique et démocratique ne peuvent que s’alarmer de la situation de ce soir », a-t-il prévenu.

La situation profiterait selon Mélenchon au Premier ministre espagnol

Au-delà, il a déploré que le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy « y trouve son compte parce que ça favorise une sorte d’exultation nationaliste dans le reste de  l'Espagne, qu’il espère chevaucher ».

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« On n’imagine pas que des gens vivent ensemble par force (…) mais ça ne peut pas non plus, me semble-t-il, se régler comme ça, le peuple doit être consulté », a encore souhaité le député qui avait demandé le 3 octobre une médiation de la France entre les acteurs de cette crise.