Le président de l'Assemblée de Corse reconnaît l'indépendance de la Catalogne

DECLARATION D'INDEPENDANCE Jean-Guy Talamoni accueille à bras ouverts « cette nouvelle république catalane » tout en précisant que la Corse « ne prévoit pas de processus d’indépendance pour les dix ans à venir »…

Noémie Seguin

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Le président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni reconnaît l'indépendance de la Catalogne.
Le président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni reconnaît l'indépendance de la Catalogne. — PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Alors que la communauté internationale, France y compris, refuse de reconnaître l’indépendance de la Catalogne déclarée vendredi, pour le président de l’Assemblée de  Corse, soutenir cette « nouvelle république catalane » est une évidence.

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Dans une interview accordée à France info, Jean-Guy Talamoni explique qu’il reconnaît, « bien sûr », l’indépendance de la Catalogne. « Nous avons salué cette nouvelle république catalane. Nous avons des relations anciennes avec les Catalans, des relations amicales, politiques avec les indépendantistes catalans depuis des décennies », se félicite-t-il. L’Assemblée Corse avait voté pour soutenir le principe de référendum mais ne s’est pas encore exprimée sur la question de cette toute nouvelle indépendance.

Toujours au micro de France info, Jean-Guy Talamoni s’inquiète de « cette solidarité sans faille (de l’Europe) avec Madrid, qui a utilisé des moyens extrêmement violents pour empêcher des gens qui venaient pacifiquement effectuer un vote ». « Les responsables européens auraient dû, au minimum, dire leur désaccord face à cette agression face à un fait purement démocratique », déplore-t-il.

Quant à l’évocation d’une possible indépendance de la Corse, le président de l’Assemblée précise que la Corse « a beaucoup de retard sur la Catalogne, sur le plan institutionnel, sur le plan économique » et qu’un tel processus ne se mettra pas en marche avant plusieurs années. « Les Corses, s’ils le veulent, dans dix ans, pourront mettre l’indépendance en débat ». Mais « les choses ne se feront pas autrement que par la démocratie » a-t-il conclu.