Des Inuits attaquent 14 compagnies pétrolières

Sa. C.

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Une image du Giec, sur la disparition de la banquise.
Une image du Giec, sur la disparition de la banquise. — no credit

Déjà reconnus comme de futurs réfugiés climatiques, les Inuits tentent de nouveau d’attirer l’attention sur les dangers qui les guettent à cause du réchauffement de la planète. Ainsi, les 390 habitants de Kivalina, un petit village d’Alaska au large de l’océan Arctique, ont décidé mardi de poursuivre 14 compagnies pétrolières. Les habitants les accusent de contribuer au réchauffement climatique à cause des gaz à effets de serre qu’elles émettent. Un réchauffement synonyme de disparition de leur mode de vie, qui repose notamment sur la banquise: celle-ci protège le village des tempêtes et assure de ressources de nourritures (phoques, ours, saumons…).

«Nous constatons une accélération de l’érosion de la couche de la banquise, s’alarme Janet Mitchell, maire du village, dans un communiqué. Normalement, la glace se forme dès le mois d’octobre. Or, nous observons aujourd’hui que, même en décembre, les eaux ne sont pas gelées. Notre île n’est donc plus protégées des tempêtes.» Un déplacement des 390 habitants représenterait un coût de 400 millions de dollars (265 millions d’euros).

Rosemarie Kuptana, présidente des Inuit Tapirisat du Canada, avait déjà interpellé la communauté internationale sur les dangers du réchauffement climatique auxquels sont confrontés les Esquimaux. Elle a notamment été à l’initiative de la création d’un groupe d’observations des changements climatiques en territoire Inuit.

Et les Inuits ne devraient pas être les seuls à subir les effets du réchauffement. Une étude de l’ONG Christian Aid estime à un milliard le nombre de réfugiés climatiques d’ici à 2050.