Grande-Bretagne: Un cabinet d'avocats offshore piraté se prépare à des révélations

HACKING Des pirates informatiques auraient mis la main sur des données concernant des personnes parmi les plus riches de la planète…

20 Minutes avec AFP

— 

Le cabinet Appleby possède notamment des bureaux au Bermudes. (image d'illustration)
Le cabinet Appleby possède notamment des bureaux au Bermudes. (image d'illustration) — Mark Tatem/AP/SIPA

Un cabinet d’avocats basé aux Bermudes a indiqué ce mercredi s’attendre à voir publiées des informations financières pouvant concerner certaines des personnes les plus riches de la planète, après un « incident » informatique compromettant la sécurité de ses données.

>> A lire aussi : «Panama Papers»: Qui est le groupe international de journalistes ICIJ à l'origine des révélations?

Appleby, qui se présente comme « l’un des plus grands cabinets d’avocats offshore », a expliqué dans un communiqué mis en ligne ce mardi avoir récemment « reçu des demandes de renseignements du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) », à l’origine du scandale des Panama Papers.

Ces demandes « sont basées sur des documents que les journalistes affirment avoir vus et qui mettent en cause les affaires du cabinet et celles de nos clients ». Appleby ajoute avoir connu l’an dernier « un incident sur la sécurité des données », sans plus de précision.

Le cabinet dément tout acte répréhensible de la part de ses clients

Prenant les devants, le cabinet réfute l’existence « d’actes répréhensibles » et assure que toute allégation en ce sens serait « infondée », et basée sur un « manque de compréhension des structures légales utilisées dans le secteur offshore ». Le cabinet Appleby dispose également de bureaux aux Iles Caïmans, à Guernesey, à l’Ile de Man, à Jersey ou aux Seychelles.

En 2016, l’ICIJ avait été à l’origine de révélations sur des pratiques d’évasion et d’optimisation fiscales concernant des personnalités politiques et sportives de premier plan, lorsqu’il avait publié les Panama Papers, soit 11,5 millions de documents secrets émanant du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca.