Catalogne: L'indépendance ouvrirait «la boîte de Pandore de la dislocation en Europe»

POLITIQUE « Démembrer un Etat comme l’Espagne, c’est commencer progressivement à démembrer l’Europe », a estimé Manuel Valls sur France 2...

20 Minutes avec AFP

— 

Manuel Valls sur les bancs de l'Assemblée nationale le 10 octobre 2017.
Manuel Valls sur les bancs de l'Assemblée nationale le 10 octobre 2017. — Bertrand GUAY / AFP

L’ancien Premier ministre Manuel Valls a estimé ce mardi que l’indépendance de la Catalogne ouvrirait « la boîte de Pandore de la dislocation en Europe » et appelé les dirigeants européens à la solidarité envers l’Espagne.

>> A lire aussi : Catalogne: La crise peut-elle se répéter ailleurs en Europe?

« Démembrer un Etat comme l’Espagne, c’est commencer progressivement à démembrer l’Europe, et dans le monde d’aujourd’hui, avec ces grandes puissances politiques et économiques que sont la Chine, l’Inde, les Etats-Unis d’Amérique (…) c’est affaiblir l’Etat-Nation, mais c’est aussi affaiblir progressivement l’Europe et ouvrir la boîte de Pandore à la dislocation de l’Europe », a déclaré sur France 2 ce natif de Barcelone.

Un appel à soutenir le gouvernement de Rajoy

« Les dirigeants européens, les dirigeants français comme moi, doivent dire qu’il y a un vrai danger pour l’Union Européenne et c’est pour cela qu’il faut soutenir le gouvernement espagnol », a-t-il ajouté.

>> A lire aussi : Catalogne: Les Pyrénées-Orientales peuvent-ils eux aussi céder aux sirènes de l’indépendance?

Jugeant que le référendum visant à faire sécession de l’Espagne était « totalement illégal », il a appelé à soutenir le gouvernement du Premier ministre conservateur Mariano Rajoy.

Pas du goût de sa sœur

« On ne peut pas mettre en cause l’intégrité d’un pays. Vous vous rendrez compte, si nous, il y avait une région qui décidait illégalement d’organiser un référendum et, au nom de l’autodétermination, de partir, mais personne ne l’accepterait dans notre pays, donc on ne peut pas l’accepter pour l’Espagne. Il faut donc être solidaire dans ce moment-là de l’Espagne qui est par ailleurs un pays ami et une des premières économies de l’Union Européenne », a-t-il pointé.

La position du député de l’Essonne ne fait pourtant pas l’unanimité y compris dans sa propre famille. Lundi, sa sœur, Giovanna Valls, l’avait interpellé sur le réseau social Twitter lui reprochant son soutien au gouvernement espagnol.

Interrogé sur le sujet, Manuel Valls a affirmé ne pas regretter cette interpellation au motif qu’aujourd’hui, « grâce aux réseaux sociaux, tout le monde est au courant de tous les débats dans les familles ».