VIDEO. Corée du Nord: Pyongyang filmée à 360 degrés depuis les airs

COREE DU NORD Le photographe Aram Pan affirme avoir eu toute liberté pour filmer et photographier, en dehors des personnels et sites militaires...

M.C.

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Le photographe Aram Pan a pu filmer Pyongyang à 360 degrés depuis les airs.
Le photographe Aram Pan a pu filmer Pyongyang à 360 degrés depuis les airs. — Capture d'écran Youtube/Aram Pan

Il y a deux ans, Aram Pan avait pu filmer Pyongyang depuis les airs, devenant selon lui le premier étranger à réaliser de telles images. Le mois dernier, le photographe originaire de Singapour a récidivé, tournant cette fois, avec l’accord des autorités, des images à 360 degrés de la capitale nord-coréenne.

Le résultat, visible ci-dessus, donne un aperçu inédit de la ville de 2,5 millions d’habitants, avec ses immeubles colorés et son trafic peu dense, aussi bien sur les berges que sur le fleuve Taedong, que survole l’avion de Aram Pan.

Interviewé par le site NK News sur la possible vision idéalisée présentée par un régime connu pour contrôler les moindres déplacements des étrangers qui visitent le pays, le photographe assure que ce n’est pas le cas. « Je visite régulièrement les foires professionnelles [de la Corée du Nord] et à chaque visite, je vois que la consommation est en augmentation. », déclare-t-il.

« Je ne les vois pas comme des gens terrifiants »

Celui qui dit financer lui-même ses expéditions et ne pas être rémunéré par le régime nord-coréen explique par son attitude bienveillante la liberté que lui laissent les autorités pour filmer la capitale. « C’est peut-être parce que je ne les vois pas comme des gens terrifiants - l’image qu’a la plupart du monde – et qu’ils le sentent. »

Il dit avoir eu toute liberté pour filmer et photographier, en dehors des personnels et sites militaires. Une censure a bien eu lieu sur ses images, dont il estime cependant avoir pu garder « 90 % ».

Parfois accusé de servir la propagande nord-coréenne en diffusant des images de lieux choisis par Pyongyang, Aram Pan affirme lui que son projet est apprécié car il est considéré comme anticapitaliste. « La dernière chose que je voudrais serait d’être utilisé par un côté comme un outil contre l’autre », écrit-il sur son site.