Après #BalanceTonPorc, un acteur américain appelle les hommes à se confesser avec #IveDoneThat

HARCELEMENT SEXUEL L’initiative, lancée par l'acteur américain Amir Talai, a été critiquée par des internautes, qui estiment qu’une « faute avouée n’est pas à moitié pardonnée »…

Clémence Apetogbor

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Le hastag #IveDoneThat a été lancé sur Twitter
Le hastag #IveDoneThat a été lancé sur Twitter — Amir Talai / Twitter

Pour répondre aux hashtags #BalanceTonPorc et #MeToo, des hommes ont décidé de prendre la parole et de pousser les responsables de harcèlement sexuel à avouer leur comportement.

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L’acteur américain Amir Talai a estimé lundi que les « femmes ont parlé sur #MeToo pendant trop longtemps ». Il « est temps pour les hommes d’admettre #IveDoneThat (j’ai fait ça) pour que nous prenions nos responsabilités et puissions vraiment changer nos comportements ».

« Je ressens le besoin de l’admettre »

L’acteur confesse avoir eu « les mains baladeuses » envers certaines de ses amies lors de soirées. « J’estimais qu’elles me voyaient tel que je me voyais : un 'gars sympa', 'pas menaçant', et qu’elles ne pouvaient 'évidemment' pas me considérer comme un 'prédateur'. Évidemment, ce sont des conneries », lance-t-il. « Nous devons tous aller au-delà du #MeToo des femmes vers le #IveDoneThat des hommes, pour qu’il y ait un changement. »

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« J’ai, alors que j’étais soul, dragué des femmes travaillant dans des bars. Des femmes qui essayent de faire leur métier et qui ne méritaient pas un idiot bourré faisant de leur vie un enfer. C’est du passé mais je ressens le besoin d’admettre que je l’ai fait et que c’était mal, que c’était du harcèlement et donc inexcusable. L’admettre ne m’en absout pas ou ne signifie pas que je suis soudainement une personne formidable. Les hommes doivent être responsables de leurs actions. »

Une initiative critiquée

Ces confessions ont reçu un accueil mitigé. Certains internautes estiment que ce hashtag permet en réalité aux hommes d’accaparer la parole qui devrait être selon eux celle des femmes.

D’autres soulignent que les hommes ne doivent pas être félicités ou s’autoféliciter après avoir avoué ces comportements et que « faute avouée n’est pas à moitié pardonnée ». Enfin, certains estiment que les hommes devraient écouter au lieu de parler.