Corée du Nord: Nommée au bureau politique, la sœur de Kim Jong-un devient la femme la plus influente du pays

POLITIQUE Kim Yo-Jong a été une figure récurrente de l’entourage de Kim Jong-Il jusqu’à la mort de celui-ci en décembre 2011...

20 Minutes avec agences

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Kim Jong-un et sa soeur Kim Yo-Jong
Kim Jong-un et sa soeur Kim Yo-Jong — STR / KCNA VIA KNS / AFP

Dans la famille Kim, je demande la soeur. En accédant au puissant politburo du parti unique de Corée du Nord, la petite sœur de Kim Jong-un signe une montée en grade remarquée, devenant la plus influente figure féminine de ce pays.

Kim Yo-jong était déjà la principale architecte de l’image du dirigeant de Corée du Nord. Son entrée au bureau politique du Parti des travailleurs de Corée témoigne du haut degré de confiance que lui témoigne son frère, soulignent les experts.

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Une affaire de famille

Diriger la Corée du Nord a toujours été une affaire de famille. Mais les bénéfices substantiels attachés au pouvoir ont potentiellement un pendant redoutable : une disgrâce peut avoir des conséquences catastrophiques, voire mortelles.

L’oncle de Kim Jong-un a été exécuté pour trahison en 2013. Son demi-frère Kim Jong-nam a été assassiné à l’aéroport de Kuala Lumpur en février, empoisonné par un agent neurotoxique dans une attaque aux relents de Guerre froide qui, selon les connaisseurs de la Corée du Nord, n’a pu qu’être avalisée par le leader nord-coréen.

Yo-jong tutoierait la trentaine, ce qui ferait d’elle la plus jeune membre du politburo remanié dévoilé au cours du week-end.

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C’est aussi la seule de la fratrie à détenir un titre officiel. Dans une histoire familiale compliquée par les divers mariages et relations de leur père Kim Jong-il, elle entretient un lien d’autant plus spécial avec le numéro un qu’elle partage avec lui la même mère, l’ancienne danseuse Ko Yong-hui.

Confiance totale

« Ils entretiennent un lien depuis leur naissance et sa promotion au politburo signifie que Kim Jong-un a une confiance totale en elle », souligne Yang Moo-jin, professeur à l’université des études nord-coréennes de Séoul. « C’est elle qui pourrait prendre le relais de Kim en cas d’absence », déclare-t-il à l’AFP.

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Kim Yo-jong a fait sa première apparition officielle dans les médias nord-coréens en 2009, en accompagnant son père en visite dans une université agronomique. Elle fut une figure récurrente de l’entourage de Kim Jong-il jusqu’à la mort de celui-ci en décembre 2011. Sur les photos des obsèques, elle était en bonne place, au côté de son frère.

Carrière fulgurante

Lorsque Kim Jong-un a pris les commandes, sa carrière publique au sein du département de la propagande du parti connut une accélération fulgurante, jusqu’à sa nomination en 2014 comme « directrice adjointe de département » au sein du comité central.

D’après Michael Madden, éditeur au site North Korea Leadership Watch, sa fonction au sein des services de propagande ont fait d’elle « l’artisan principal de l’image de son frère et de (la Corée du Nord) en général ».

Elle est la seule membre de la famille Kim connue pour être proche du leader suprême, à l’exception de l’épouse de ce dernier Ri Sol-Yu.

La reconnaissance externe de son rôle et de son influence est venue cette année lorsque son nom fut cité parmi les sept Nord-Coréens visés par des sanctions américaines pour « abus des droits de l’Homme graves et continus et activités de censure ».