Les funérailles des enfants morts, brûlés vifs par le gardien d'une crèche, ont eu lieu vendredi au Brésil.
Les funérailles des enfants morts, brûlés vifs par le gardien d'une crèche, ont eu lieu vendredi au Brésil. — ALEX DE JESUS / O TEMPO / AFP

BARBARIE

Brésil: Neuf morts dans une crèche, brûlés vif par le gardien

L'homme souffrait «de problèmes mentaux» selon la police... 

Huit enfants et une enseignante sont morts dans une crèche au Brésil, après avoir été aspergés d'alcool puis brûlés vifs par le gardien de l'établissement, selon un nouveau bilan de la tragédie annoncé vendredi.

Âgées de quatre ans, Cecilia Davine Dias et Yasmin Medeiros Salvino sont décédées en début d'après-midi, a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'hôpital de Montes Claros, où une vingtaine d'enfants ont été transférés.

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Le drame a eu lieu jeudi matin, dans un quartier modeste de Janauba, située à 600 km de Belo Horizonte, la capitale de l'Etat de Minas Gerais (sud-est), quand un gardien de nuit de la crèche a aspergé d'alcool ses jeunes victimes avant de mettre le feu à l'établissement.

Les victimes ont été enterrées vendredi après-midi 

L'homme est lui-même mort brûlé quelques heures plus tard. Selon les autorités locales, il souffrait de «problèmes mentaux» depuis 2014. Au total, sept enfants de quatre ans sont morts, ainsi qu'une enseignante, âgée de 43 ans. L'incendie a également fait une quarantaine de blessés, acheminés dans trois hôpitaux de la région selon la gravité de leur état. Vendredi après-midi, plusieurs dizaines de personnes se sont rendues au cimetière de Janauba pour l'enterrement des victimes.

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Les petits cercueils blancs ont été ouverts le temps de quelques minutes de recueillement, au milieu des sanglots de familles dévastées. «Ce qui s'est passé est inexplicable. Je n'ai pas de mots. Quand j'ai entendu parler de l'incendie à la radio, j'ai tout de suite pensé à mes petits-enfants. J'étais sûr qu'il leur était arrivé quelque chose», a déclaré au site du quotidien Folha de Sao Paulo Antonio Pereira da Silva, 56 ans, qui a enterré sa petite-fille.

La mairie de Janauba a décrété un deuil officiel de sept jours et le président Michel Temer a tenu à exprimer jeudi sa «solidarité envers les victimes de cette tragédie».