VIDEO. Vanuatu: Un volcan provoque l'évacuation totale d'une île

VANUATU 11.000 personnes doivent quitter Ambae avant le 6 octobre...

20 Minutes avec AFP

— 

Le volcan Manaro Voui, au Vanuatu, le 27 septembre 2017.
Le volcan Manaro Voui, au Vanuatu, le 27 septembre 2017. — Handout / NEW ZEALAND DEFENCE FORCE / AFP

Les autorités du Vanuatu ont ordonné jeudi l’évacuation obligatoire d’une île entière en raison du réveil d’un volcan qui fait planer la menace d’une éruption majeure. Les 11.000 habitants d’Ambae, à 150 km au nord de la capitale Port-Vila, devront avoir quitté leur île le 6 octobre, a annoncé le bureau du Premier ministre Charlot Salwai.

>> A lire aussi : Le Vanuatu est le pays où il est le plus risqué de vivre au monde

C’est la première fois de mémoire d’homme qu’une île de l’archipel, l’un des pays les plus pauvres de la planète, doit être intégralement évacuée en raison d’un volcan, a dit le bureau de gestion des catastrophes naturelles (NDMO) du Vanuatu. « Nous avons la capacité maritime ici au Vanuatu de déplacer 11.000 personnes », a déclaré le directeur du NDMO, Shadrack Welegtabit.

Pluie de cendres et de roches

Le volcan Manaro Voui a grondé pendant plusieurs semaines avant d’envoyer au cours du week-end une pluie de cendres et de roches sur certains villages de l’île, contraignant les autorités à décréter l’état d’urgence et à relever l’alerte volcanique au niveau 4, le deuxième le plus élevé.

La plupart de la population de l’île a dû être évacuée vers des hébergements d’urgence. « Nous avons déjà déplacé les gens qui habitaient sur les hauteurs vers des zones sûres de l’ouest et de l’est (de l’île) », a expliqué Shadrack Welegtabit. « Il est probable que le volcan passe au niveau 5 (…), donc il nous faut évacuer la population de l’île. »

Précédente évacuation pendant trois mois en 2005

Des milliers de personnes avaient déjà été évacuées en 2005 lors d’une précédente éruption de ce volcan, également connu sous les noms d’Aoba et Lombenben, qui comporte trois lacs en son cratère. Les personnes évacuées avaient dû attendre trois mois avant de pouvoir revenir.

Il est impossible de savoir combien de temps durera cette fois l’évacuation, avoue le directeur du NDMO : « Tout dépendra de l’activité volcanique. » L’éruption est à ce stade officiellement qualifiée de « modérée ». Les autorités ont mis en garde contre le risque de chutes de pierres, de pluies acides et de gaz volcaniques.

L’île était déjà soumise à la sécheresse et les sources d’eau ainsi que les récoltes sont à présent recouvertes de cendres. L’archipel aux 80 îles, qui compte 270.000 habitants, avait été en partie ravagé par le cyclone Pam, de catégorie 5 -la plus élevée-, qui avait fait 11 morts en 2015.