Trump accuse Facebook d'être «contre lui», Zuckerberg lui répond

WEB Le président américain met dans le même sac les grands journaux et le réseau social...

20 Minutes avec AFP
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Donald Trump et Mark Zuckerberg (photomontage).
Donald Trump et Mark Zuckerberg (photomontage). — PHOTOS SIPA/MONTAGE «20 MINUTES»

Les relations étaient déjà tendues avec la Silicon Valley, et ça ne va pas s’arranger. Le président américain Donald Trump et le patron de Facebook Mark Zuckerberg se sont livrés mercredi à un échange via les réseaux sociaux, le premier reprochant au réseau social d’être « contre lui », une accusation balayée par Facebook.

« Facebook a toujours été anti-Trump », a tweeté le président mercredi, suggérant une « collusion » avec le New York Times et le Washington Post, eux aussi « anti-Trump » selon lui.

Zuckerberg renvoie gauche et droite dos à dos

« Trump dit que Facebook est contre lui. La gauche affirme que nous avons aidé Trump. Les deux camps sont mécontents des idées et des contenus qu’ils n’aiment pas », a répondu Mark Zuckerberg sur Facebook, qu’il présente comme une « plateforme pour toutes les idées ».

L’impact positif de Facebook éclipse le reste, selon Zuckerberg

Le dirigeant en a profité pour relativiser l’influence du réseau social dans le résultat de l’élection. « Après l’élection, j’ai dit que je pensais que l’idée que la désinformation via Facebook ait pu influer sur l’élection était une idée folle. Dire que c’était une idée folle était dédaigneux et je le regrette. C’est un sujet trop important pour être dédaigneux », a-t-il écrit.

Pour autant, poursuit le fondateur de Facebook, « les données que nous avons ont toujours montré que notre plus gros impact - que ce soit en donnant la parole aux gens, en permettant aux candidats de communiquer directement ou encore en aidant des millions de gens à voter - a joué un bien plus grand rôle dans cette élection ».

Facebook, Google et Twitter appelés à témoigner

Selon lui, les candidats ont investi « des centaines de millions de dollars » dans des spots Facebook, contre un peu plus de 100.000 dollars pour des comptes suspects basés en Russie. « C’est un facteur x1.000 », conclut Zuckerberg. La semaine dernière, Facebook a dû se résoudre à collaborer pleinement avec le Congrès, qui enquête sur une possible influence russe dans l’élection présidentielle remportée l’an dernier par Donald Trump. Facebook a accepté de fournir au Congrès le contenu de messages à caractère politique, financés par des intérêts russes via des achats d’espaces publicitaires sur le réseau social. Le Congrès américain a appelé mercredi Facebook, Twitter et Google à témoigner dans le cadre de l’enquête sur une possible influence russe dans l’élection.