Plusieurs victimes civiles à Kaboul: Bavure américaine pendant la visite des chefs du Pentagone et de l'Otan

DOMMAGES Le premier bilan communiqué pourrait s'alourdir...

20 Minutes avec AFP

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Un soldat à Kaboul (photo d'illustration)
Un soldat à Kaboul (photo d'illustration) — WAKIL KOHSAR / AFP

Une bavure qui coûte cher. Lors de la visite du chef du Pentagone et du secrétaire général de l’Otan venus réaffirmer leur « engagement » en Afghanistan contre le terrorisme, un raid américain dans la capitale Kaboul a fait « plusieurs victimes » civiles ce mercredi.

Les forces américaines sont intervenues en riposte à une attaque à la roquette et au mortier des talibans sur l’aéroport international de Kaboul et sur un quartier résidentiel adjacent, quelques heures après l’arrivée du secrétaire américain à la Défense Jim Mattis, ont expliqué les porte-parole de l’opération Resolute Support (RS) de l’Otan dans un communiqué. « Malheureusement, un missile a mal fonctionné causant plusieurs victimes civiles », ont-ils ajouté sans préciser s’il s’agissait de morts ou de blessés.

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Un bilan incertain

Un précédent bilan du ministère de l’Intérieur faisait état d’une femme tuée et de onze civils blessés. Mais le bilan précis de ces incidents restait incertain mercredi soir et pourrait, selon les médias locaux, être plus élevé qu’officiellement annoncé.

D’après les porte-parole de l’Otan, les assaillants ont également « actionné leurs vestes explosives, mettant en danger un grand nombre de civils », ce qui a motivé leur intervention « en appui de la force de réaction rapide afghane ».

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« We are the good guys »

« We are the good guys » (« nous sommes les gentils »). Au même moment, Jim Mattis et Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan, réaffirmaient leur engagement en Afghanistan, quelques semaines après l’annonce de 3.000 renforts américains, qui suppléeront les 11.000 déjà présents en Afghanistan.

Pour le chef du Pentagone, surnommé « Mad Dog » pour ses exploits militaires passés, tirer des roquettes sur l’aéroport, « comme sur n’importe quel aéroport international, est un crime contre des innocents : c’est une déclaration d’intention des talibans sur ce qu’ils sont, ça témoigne de leur approche ». « C’est ce qu’ils ont toujours fait. Mais ils vont trouver les forces afghanes face à eux », a-t-il prévenu : pas question de laisser « les talibans, le groupe Etat islamique et le réseau Haqqani » (puissant réseau insurgé installé à la frontière avec le Pakistan) se renforcer.