Les Irlandais devront se prononcer sur l’avortement en 2018

SOCIETE La consultation portera sur le huitième amendement de la Constitution irlandaise qui garantit «le droit à la vie» de l’embryon…

20 Minutes avec AFP

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Le gouvernement irlandais a annoncé l’organisation au printemps 2018 d’un référendum sur l’avortement.
Le gouvernement irlandais a annoncé l’organisation au printemps 2018 d’un référendum sur l’avortement. — PETER MUHLY

Les militants pro-IVG ont eu gain de cause. Le gouvernement irlandais a annoncé l’organisation au printemps 2018 d’un référendum sur l’avortement, actuellement illégal dans le pays sauf en cas de menace pour la vie de la mère.

Le référendum aura lieu « en mai ou juin 2018 », a annoncé ce mardi Dublin dans un communiqué. La consultation dans ce pays à forte tradition catholique portera sur le huitième amendement de la Constitution irlandaise qui garantit « le droit à la vie » de l’embryon, en tenant compte du « droit égal à la vie de la mère ».

L’avortement a toujours été illégal en Irlande

Le Premier ministre Leo Varadkar, arrivé au pouvoir en juin, avait jugé cette loi « trop restrictive ». Mais ce médecin de formation n’est pas non plus favorable à une légalisation complète de l’avortement. « Certaines personnes considèrent que les droits de l’Homme commencent à la naissance et qu’un enfant en gestation avec un cœur qui bat, la faculté d’entendre, de ressentir la douleur, ne devrait avoir aucun droit. Je ne suis pas d’accord avec ça », a-t-il déclaré début septembre dans un entretien au New York Times.

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L’avortement a toujours été illégal en Irlande mais son interdiction n’a été intégrée dans la constitution qu’en 1983, après avoir recueilli 67 % des suffrages lors d’un référendum. En 2013, l’Irlande a quitté le cercle très restreint des pays européens où l’avortement est totalement interdit mais il ne l’autorise qu’en cas de danger pour la mère. Le viol, l’inceste ou la malformation du fœtus ne sont pas des raisons légales d’avorter, et une telle intervention constitue un crime passible de 14 ans de prison.