Conflit au Proche Orient: Un Palestinien tue trois Israéliens près d'une colonie de Cisjordanie

DRAME L'homme a été immédiatement abattu...

20 Minutes avec AFP

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Les forces de sécurité israéliennes et les équipes d'urgence se rassemblent sur les lieux d'une attaque à l'entrée de la colonie de Har Adar en Cisjordanie, le 26 septembre 2017.AFP PHOTO / MENAHEM KAHANA
Les forces de sécurité israéliennes et les équipes d'urgence se rassemblent sur les lieux d'une attaque à l'entrée de la colonie de Har Adar en Cisjordanie, le 26 septembre 2017.AFP PHOTO / MENAHEM KAHANA — AFP
  • Les dirigeants palestiniens sont accusés par Israël d'attiser les haines.
  • La crainte d'un nouvel accès de violence est ravivée lors des grandes fêtes juives.

Un Palestinien armé d'un pistolet a tué mardi trois Israéliens à l'entrée d'une colonie de Cisjordanie  occupée avant d'être abattu. L'attaque a immédiatement suscité chez les Israéliens la crainte d'un nouvel accès de violence coïncidant avec les grandes fêtes juives.

Les responsables israéliens ont aussitôt accusé les dirigeants palestiniens d'attiser les haines et affirmé que les efforts américains pour ranimer l'entreprise de paix moribonde étaient voués à l'échec aussi longtemps que l'Autorité palestinienne ne condamnerait pas de tels actes et verserait de l'argent aux familles des auteurs d'attentats abattus ou emprisonnés.

Il a ouvert le feu sur des policiers

Peu après 7h alors que des employés palestiniens se soumettaient aux contrôles israéliens pour entrer dans la colonie de Har Adar, à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Jérusalem, et commencer leur journée de travail, le comportement d'un homme a suscité les soupçons des gardes qui lui ont ordonné de s'arrêter, a rapporté la police israélienne.

L'homme a sorti un pistolet de sous sa chemise et ouvert le feu, tuant  un policier et deux gardes privés, avant d'être abattu. Un quatrième israélien a été transporté à l'hôpital dans un état grave. Har Adar est une colonie aisée et jusqu'alors paisible d'environ 4.000 habitants, située en Cisjordanie, territoire occupé par l'armée israélienne depuis cinquante ans. Elle jouxte le territoire israélien et est située en-deçà de la barrière de sécurité qu'Israël a construite pour se protéger des attaques palestiniennes et qui empiète largement sur le sol de Cisjordanie.

La période des fêtes juives, particulièrement à risque

Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a déclaré qu'Israël devait interdire l'entrée des colonies aux travailleurs palestiniens pendant la période en cours des fêtes juives. Il s'agit de maintenir «les frictions au plus bas», a-t-il expliqué.La succession des grandes fêtes juives en septembre et octobre, avec Yom Kippour et Souccot à venir, fait chaque année redouter aux services israéliens un regain de tensions, notamment autour de l'ultra-sensible esplanade des Mosquées à Jérusalem.

Les responsables israéliens ont tous accusé l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas d'entretenir un climat de haine alors que l'administration Trump cherche les moyens de renouer les fils rompus du dialogue entre Israéliens et Palestiniens.Le mouvement islamiste palestinien Hamas a, lui, salué l'attaque comme un «acte de vengeance pour les crimes de l'occupant contre notre peuple et les violations israéliennes» sur l'esplanade des Mosquées.

L'envoyé spécial de l'ONU pour le Proche-Orient, Nickolay Mladenov, a jugé «déplorable» la réaction du Hamas et pressé «toutes les parties» de condamner la violence.Les violences ont causé la mort d'au moins 295 Palestiniens ou Arabes israéliens, 50 Israéliens, et sept étrangers depuis le 1er octobre 2015, selon un décompte de l'AFP.La plupart des Palestiniens tués sont les auteurs ou auteurs présumés d'attaques. Nombre des attaques ont été perpétrées aux abords ou dans les colonies de Cisjordanie.