L'élu échu Anthony Weiner condamné à de la prison pour des sextos envoyés à une mineure

ETATS-UNIS Le mari de l'ex-conseillère d'Hillary Clinton, Huma Abedin, avait plaidé coupable...

P.B. avec AFP

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Anthony Weiner et Huma Abedin, le 2 mai 2016 à New York, lors d'un gala de charité.
Anthony Weiner et Huma Abedin, le 2 mai 2016 à New York, lors d'un gala de charité. — Evan Agostini/AP/SIPA

Il avait reconnu, en pleurs, qu’il était « malade ». Anthony Wiener, ancienne star montante du parti démocrate, a été condamné à 21 mois de prison ferme, lundi, pour avoir envoyé des messages lubriques à une mineure de 15 ans. Il avait plaidé coupable et donc renoncé à faire appel.

La juge d’un tribunal fédéral de Manhattan l’a déclaré coupable d’avoir transmis des éléments obscènes à une mineure. En l’occurrence, Anthony Weiner avait fait des commentaires sexuels, écrits et lors de conversations vidéo, à une jeune femme de 15 ans qui l’avait sollicité, lui demandant notamment de se caresser devant la caméra. La peine a été assortie d’une période de trois ans de liberté conditionnelle.

La magistrate a jugé « hors sujet » le fait que la victime ait été à l’origine du contact avec Anthony Weiner. Elle a tenu compte, en revanche, du fait que rien, dans la procédure, ne montrait que le prévenu avait une orientation pédophile.

L’affaire avait relancé l’enquête sur les emails de Clinton

L’épouse du condamné, Huma Abedin, qui a engagé une procédure de divorce contre lui, n’était pas présente à l’audience lundi. Après l’avoir soutenu des mois durant, l'ancienne conseillère d'Hillary Clinton avait annoncé en août 2016 qu’elle le quittait, après la publication de nouvelles photos compromettantes de lui, envoyée à une femme, leur fils endormi à ses côtés.

Le nom d’Anthony Weiner était réapparu à l’automne dans le cadre de l’enquête du FBI sur le scandale du serveur personnel qu’utilisait Hillary Clinton pour échanger des courriers électroniques alors qu’elle était secrétaire d’Etat. Quelques semaines avant l’élection, le FBI avait indiqué rouvrir son enquête pour examiner des milliers de courriers électroniques apparemment retrouvés sur l’ordinateur portable de Weiner – qu’il partageait avec son épouse – une annonce qui avait porté un coup dur à la campagne de Clinton.