Elections législatives sous haute tension au Pakistan

PAKISTAN Plus de 80 millions d'électeurs votent ce lundi lors de législatives cruciales pour le président Pervez Musharraf...

Avec agence

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Plus de 80 millions de Pakistanais votaient lundi lors de législatives cruciales pour le président Pervez Musharraf et pour l'avenir de la seule puissance nucléaire du monde musulman, en proie à une profonde crise politique et à une vague très meurtrière d'attentats islamistes qui a encore fait six morts, dont un candidat, lundi.
Plus de 80 millions de Pakistanais votaient lundi lors de législatives cruciales pour le président Pervez Musharraf et pour l'avenir de la seule puissance nucléaire du monde musulman, en proie à une profonde crise politique et à une vague très meurtrière d'attentats islamistes qui a encore fait six morts, dont un candidat, lundi. — Pedro Ugarte AFP

Plus de 80 millions de Pakistanais votaient lundi lors de législatives cruciales pour le président Pervez Musharraf et pour l'avenir de la seule puissance nucléaire du monde musulman.


Le pays est en proie à une profonde crise politique et à une vague d'attentats meurtiers. Six personnes, dont un candidat, sont mortes ce lundi.
Dans les zones tribales frontalières avec l'Afghanistan, où sont regroupés des combattants proches des talibans et d'Al-Qaïda, une bombe a été lancée contre un bureau de vote où 300 personnes faisaient la queue, mais personne n'a été blessé.


Pression de Washington
Les Etats-Unis ont multiplié des pressions inhabituelles sur le président Musharraf, leur allié-clé dans leur "guerre contre le terrorisme". Washington juge que les fondamentalistes menacent un Etat essentiel pour la stabilité de la région et qu'Al-Qaïda et les talibans ont reconstitué leurs forces dans les zones tribales du nord-ouest frontalières avec l'Afghanistan.

C'est précisément dans cette région que la campagne électorale s'est achevée samedi dans un bain de sang: 47 personnes ont été tuées dans un attentat suicide, le plus meurtrier depuis le début de l'année, lors d'un rassemblement du parti de la défunte chef de l'opposition Benazir Bhutto.


Pervez Musharraf joue son avenir politique
Déjà, le Parti du peuple pakistanais (PPP), dirigé par le veuf de Benazir Bhutto, Asif Ali Zardari, dénonce des "élections truquées" et promet, le cas échéant, des manifestations. Sans exclure toutefois un "gouvernement de consensus national" avec le président Musharraf.

Ce dernier joue son avenir politique: si l'opposition s'unissait et s'emparait des deux tiers des sièges de l'Assemblée nationale, Pervez Musharraf risquerait d'être destitué.