Espagne: Des milliers de Catalans dans la rue après l’arrestation de membres du gouvernement régional

CATALOGNE «Nous voterons pour être libres», pouvait-on lire sur les pancartes de certains manifestants…

20 Minutes avec AFP

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Des milliers de Catalans sont descendus dans la rue ce mercredi après l'arrestation d'une douzaine de membres du gouvernement de la région.
Des milliers de Catalans sont descendus dans la rue ce mercredi après l'arrestation d'une douzaine de membres du gouvernement de la région. — Alejandro Garcia

Des milliers de Catalans sont descendus dans la rue à Barcelone ce mercredi après l’arrestation d’une douzaine de membres du gouvernement de cette région du nord-est de l’Espagne qui réclame l’organisation d’un référendum d’autodétermination interdit par la justice.

Devant le département des affaires étrangères, des manifestants ont encerclé et tapé sur un véhicule de la garde civile, et des bousculades entre policiers et manifestants se sont produites. « Les forces d’occupation dehors ! », criaient certains manifestants à Barcelone. « Nous voterons pour être libres », lisait-on sur des pancartes.

Des millions de bulletins de vote

Une porte-parole de la garde civile a confirmé « treize arrestations de hauts responsables du gouvernement de Catalogne et 22 perquisitions » dans les opérations menées par les forces de l’ordre pour empêcher la tenue du référendum le 1er octobre. Ces opérations ont été décidées par un juge d’instruction de Barcelone, qui a ordonné 41 perquisitions au total.

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Les gardes civils ont saisi mercredi des millions de bulletins de vote à Bigues, à 45 km de Barcelone, selon une source proche de l’enquête. Des policiers perquisitionnaient également les locaux de la CUP (Candidature d’unité populaire), parti séparatiste d’extrême gauche allié du gouvernement régional. Le gouvernement « a suspendu de facto l’autonomie de la Catalogne et appliqué de facto un état d’urgence », a affirmé le président catalan Carles Puigdemont, accusant le gouvernement espagnol d’être « totalitaire » et de violer les « droits fondamentaux ».