Brésil: Les «thérapies de réorientation sexuelle» pour homosexuels à nouveau autorisées par la justice

SOCIAL Elles avaient pourtant été interdites en 1999…

C. Ape.

— 

La 21ème gay pride organisée à Sao Paulo, en juin 2017
La 21ème gay pride organisée à Sao Paulo, en juin 2017 — MIGUEL SCHINCARIOL / AFP

La justice brésilienne a autorisé les psychologues à proposer des « thérapies de réorientation sexuelle » aux homosexuels, pourtant interdites en 1999, rapporte notamment le journal OGlobo ce mercredi.

Des effets dévastateurs sur les patients

Le juge Waldemar de Carvalho, un juge fédéral de Brasilia, a en effet estimé dans sa décision rendue la semaine dernière qu’il ne pouvait pas être interdit aux psychologues de proposer ces thérapies aux homosexuels qui le souhaitent.

La justice répondait ainsi à la demande de certains psychologues qui souhaitent proposer ces thérapies, dont les effets dévastateurs sur les patients avaient pourtant été dénoncés.

>> A lire aussi : Instituteur licencié pour son homosexualité: «On m'a expliqué que c'était une "maladie de l'âme"»

Des manifestations prévues ce samedi

La décision du juge va à l’encontre des avis du conseil national de psychologie et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui ont retiré l’homosexualité de la liste des maladies en 1990. Le conseil national de la psychologie, qui estime que ce sont souvent les parents de jeunes homosexuels qui les poussent à faire ce genre de thérapie, a annoncé vouloir faire appel de cette décision.

Cette décision, synonyme du virage conservateur que prend le pays depuis la destitution de Dilma Rousseff, a déclenché une vive polémique entre défenseurs des droits LGBT et conservateurs, souligne France info. Des manifestations pour dénoncer cette décision sont prévues ce samedi.

Sur les réseaux sociaux, le mot-dièse #curargay (soigner les gays) est utilisé pour dénoncer cette décision. « Il ne faut pas soigner l’amour, c’est l’amour qui soigne », a notamment posté un internaute sur Instagram.

🏳️‍🌈 #curagay

A post shared by Bia Sampaio 🌌🌉🌃 (@biasenpaio) on