Des militants indépendantistes catalans
Des militants indépendantistes catalans — ALEJANDRO GARCIA/EFE/SIPA

ESPAGNE

VIDEO. Référendum: Arrestation et perquisitions au sommet de l'exécutif de Catalogne

Le bras droit du vice-président catalan Oriol Junqueras, en charge de l’Economie et en première ligne pour l’organisation du référendum interdit, a été arrêté…

La garde civile espagnole a arrêté ce mercredi le bras droit du vice-président du gouvernement de Catalogne et perquisitionné au siège de l’exécutif régional, des enquêtes tous azimuts étant menées pour empêcher la tenue d’un référendum d’autodétermination interdit le 1er octobre.

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« La police militaire espagnole est entrée dans les bureaux du gouvernement de Catalogne », a annoncé vers 8h30 un porte-parole du gouvernement catalan, évoquant les départements des Affaires économiques, des Affaires extérieures et la présidence de la région.

Les motifs de l’arrestation n’ont pas été annoncés

Une source proche de l’enquête a confirmé à l’AFP que cette opération était en cours, sans autre commentaire. Les forces de l’ordre ont ensuite arrêté le bras droit du vice-président catalan Oriol Junqueras, en charge de l’Economie et en première ligne pour l’organisation du référendum interdit.

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Il s’agit de Josep Maria Jove, secrétaire général de la vice-présidence, a confirmé une source du département d’Economie de l’exécutif catalan. Les motifs de l’arrestation n’ont pas été annoncés. Mais Madrid avait prévenu les dirigeants et fonctionnaires catalans qu’ils ne pouvaient pas coopérer à l’organisation du « scrutin illégal » du 1er octobre.

« Nous voterons pour être libres »

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans les rangs des militants indépendantistes qui ont commencé à affluer aux abords du siège du département d’Economie. Vers 10 heures, plusieurs centaines de manifestants étaient massés devant le bâtiment. « Les forces d’occupation dehors ! », criaient certains. « Nous voterons pour être libres », lisait-on sur des pancartes.

 

 

« Je suis si indignée que j’ai décidé de venir ici », a déclaré à l’AFP une manifestante, Anna Sola, 45 ans. « On attaque nos institutions…. Le 1er octobre je compte voter, s’il le faut nous nous lèverons à 5 heures, nous irons au bureau de vote et, comme aujourd’hui : qu’on nous déloge ! ».