Texas: Incendie et épaisse fumée noire au-dessus de l'usine du groupe français Arkema

ETATS-UNIS La zone a déjà été évacuée, et le groupe chimique français explique qu'en l'absence de réfrigération, il n'y a rien à faire...

P.B. avec AFP

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Une épaisse fumée noire s'élève au-dessus de l'usine du groupe français Arkema, au Texas, le 1er septembre 2017.
Une épaisse fumée noire s'élève au-dessus de l'usine du groupe français Arkema, au Texas, le 1er septembre 2017. — KPRC (catpure)

La situation ne s’arrange pas. Des flammes et une épaisse fumée noire s’élevaient vendredi en fin de journée au-dessus de l’usine de produits chimiques d’Arkema au nord-est de Houston, frappée par la tempête Harvey, pouvait-on voir sur les images aériennes diffusées par les télévisions américaines.

« C’est une réaction à laquelle nous nous attendions. Les mesures ont déjà été prises, la zone a été évacuée et personne n’est sur place » a commenté une employée de l’usine jointe par l’AFP. Ce site du groupe chimique français fabrique des peroxydes organiques, un composé extrêmement inflammables et dont la fumée provoque des irritations.

Ce composé doit être réfrigéré, mais les inondations causées par la tempête Harvey ont provoqué des coupures d’électricité, et les générateurs de secours ont également été submergés sous 180 cm d’eau.

225 tonnes vont sans doute brûler

Au total, neuf containers contenant quelque 225 tonnes de peroxyde organique se trouvent sur le site, l’un d’entre eux a déjà brûlé jeudi.

Le président d’Arkema Etats-Unis, Richard Rowe a indiqué lors d’une conférence de presse vendredi que de nouveaux incendies étaient inévitables et que ces conteneurs « devraient prendre feu dans les prochains jours ».

Les responsables de l’usine ont par ailleurs défendu la décision de garder sur place le peroxyde sur le site, jugeant que tenter de faire sortir les conteneurs de peroxyde de l’usine avant qu’elle ne soit inondée par les pluies de l’ouragan Harvey, était trop risqué, même si cela impliquait qu’ils se mettent à brûler plus tard.