• Une proposition controversée de « poupées gonflables» pour pédophiles au Royaume-Uni a été reprise sur Internet.
  • Aux Etats-Unis, des pédophiles ne vont pas être utilisés pour des essais cliniques.

Chiffres fantaisistes, fausses nouvelles, etc. Les intox au sujet de la prise en charge des pédophiles font leur grand retour sur Internet. La première est partie d’une interview qui a fait réagir au Royaume-Uni : début août, Juliet Grayson, thérapeute et conseillère conjugale, est interrogée par le site russe RT au sujet des poupées pour pédophiles.

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Pour la Britannique, présidente et cofondatrice de l’association StopSo (spécialisée dans les traitements pour la prévention des délits et crimes sexuels), « des " ordonnances " pourraient être délivrées pour l’usage de poupées gonflables représentant des enfants, en même temps qu’une thérapie, un encadrement et un mentorat, et pourraient aider l’individu à respecter la loi et être entièrement responsable de son comportement. »

Des programmes pour éviter la récidive

Toutefois, la thérapeute ne conseille pas l’usage systématique de poupées pour les pédophiles, contrairement à ce que laissent penser certains sites, qui ont repris l’interview de Juliet Grayson en modifiant son titre. Ces sites reprennent le chiffre de 750 000 pédophiles au Royaume-Uni qui pourraient utiliser de telles poupées. Or, ce chiffre est uniquement avancé par l’association de la thérapeute, et n’est pas confirmé par les autorités britanniques.

D’après un député, près de 30 000 personnes étaient enregistrées en 2012 au Royaume-Uni comme ayant été condamnées pour « violences sexuelles sur des mineurs ». Le gouvernement britannique a mis en place plusieurs programmes pour les pédophiles condamnés. Ces traitements ont pour but d’éviter une récidive. L’usage de poupées représentant des enfants n’en fait pas partie. De plus, l’importation de tels objets est illégale outre-Manche.

Non, des pédophiles ne vont pas être utilisés lors d’essais cliniques aux Etats-Unis

C’est la deuxième intox qui circule cet été : des pédophiles devraient-ils servir de cobayes, en remplacement des animaux, lors d’essais cliniques de nouveaux médicaments dangereux ? On n’en trouve aucune trace dans les principaux médias américains.

La clinique citée, ClinoPedo, n’existe pas. Et pour cause : cette nouvelle est entièrement fausse et a été inventée par le site parodique Secret News. Cette intox a cependant été reprise au premier degré par plusieurs sites, qui ne précisent pas toujours la source de la fausse nouvelle.

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