L'Iran rejette d'éventuelles inspections de ses sites militaires

NUCLEAIRE L’Iran a vivement réagi à des informations de presse selon lesquelles les Etats-Unis cherchaient à accéder à des sites militaires iraniens dans le cadre du processus de vérification prévu par l'accord nucléaire...

20 Minutes avec AFP

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La centrale nucléaire de Bushehr, en Iran, a été mise en service le 3 mars 2011.
La centrale nucléaire de Bushehr, en Iran, a été mise en service le 3 mars 2011. — M. ASGARIPOUR / AP / SIPA

L'Iran a répété mardi qu'il ne compte pas autoriser d'inspections de ses sites militaires, estimant que ce genre de visites n'est pas prévu par l'accord sur son programme nucléaire conclu avec les grandes puissances.

« L’expression des rêves de certains »

«Ce qui a été mentionné concernant des inspections de nos sites militaires, qui sont classés secret défense, constitue plutôt l'expression des rêves» de certains, a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement iranien Bagher Nobakht.

«Nous n'accepterons rien de la part des Américains qui soit hors du cadre, spécialement des visites de nos sites militaires», a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

Ali Akbar Velayati, le conseiller pour les affaires étrangères du guide suprême Ali Khamenei, a lui aussi abondé en ce sens et estimé que les déclarations de la nouvelle administration américaine sur d'éventuelles visites des sites militaires «sont destinées à l'opinion américaine».

« Une partie importante, sensible (…) du dispositif de sécurité nationale »

L'Iran «n'autorisera jamais les Américains ou d'autres à visiter des sites militaires qui constituent une partie importante, sensible et stratégique du dispositif de sécurité nationale», a-t-il déclaré à la télévision d'Etat.

«Les Américains peuvent emporter dans leur tombe leur rêve de visiter nos sites militaires sous le prétexte» de l'accord sur le programme nucléaire ou autre, a ajouté Ali Akbar Velayati.

Ces responsables iraniens réagissaient à des informations de presse selon lesquelles la représentante des Etats-Unis à l'ONU, Nikki Haley, avait évoqué avec le chef de l' Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Yukiya Amano la possibilité d'accéder à des sites militaires iraniens dans le cadre du processus de vérification prévu par l'accord nucléaire.

L’Iran a jusqu’à présent répondu à toutes ses obligations

Conclu en juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances, cet accord prévoit une levée progressive et conditionnelle des sanctions internationales contre l'Iran qui s'engage en échange à limiter son programme nucléaire à des usages civils et à ne pas se doter de l'arme atomique.

L'AIEA a jusqu'ici confirmé dans ses rapports que l'Iran a répondu à toutes ses obligations prévues dans l'accord. Le président Donald Trump n'a pour l'instant pas remis en cause officiellement la participation des Etats-Unis à l'accord même s'il l'a qualifié dans le passé du «pire» accord jamais conclu, menaçant de le déchirer en morceaux. Il doit s'exprimer en octobre devant le Congrès pour indiquer si son administration considère que l'Iran respecte l'accord.