La Corée du Nord défie Trump et tire trois missiles de courte portée

MONDE Ce test devrait raviver les tensions avec les Etats-Unis...  

20 Minutes avec AFP

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Un homme regarde un reportage télévisé sur le lancement du missile nord-coréen à la gare de Séoul, en Corée du Sud, le dimanche 12 février 2017.
Un homme regarde un reportage télévisé sur le lancement du missile nord-coréen à la gare de Séoul, en Corée du Sud, le dimanche 12 février 2017. — Lee Jin-man/AP/SIPA

Washington avait salué cette semaine «la retenue» de Pyongyang. Cela n'aura pas duré. La Corée du Nord a tiré trois missiles balistiques à courte portée samedi matin en mer du Japon, a affirmé l'armée américaine, confirmant les tirs de «projectiles non identifiés» annoncés quelques minutes plus tôt par le ministère sud-coréen de la Défense.

Aucun des missiles tirés du site nord-coréen de Kittaeryong n'a présenté de menace pour les Etats-Unis ou le territoire américain de Guam, dans le Pacifique, a précisé un porte-parole du commandement de l'armée américaine dans le Pacifique. «Le premier et le troisième missile ont explosé quasi instantanément», a ajouté le porte-parole, soulignant que les trois tirs se sont étalés sur 30 minutes.

Pendant des manoeuvres militaires américaines et sud-coréennes

Ces tests ont eu lieu en pleines manoeuvres militaires entre forces américaines et sud-coréennes, a précisé le ministère sud-coréen de la Défense. Selon ce ministère, les tirs ont commencé à 06h49 locales samedi (21h49 GMT vendredi) et les projectiles ont parcouru environ 250 km.

Le président sud-coréen Moon Jae-in a été immédiatement informé de ces tirs et «les forces armées ont entamé une stricte surveillance du régime nordiste (de Pyongyang) afin de pouvoir répondre à d'autres provocations», a encore indiqué le ministère de la Défense à Séoul.

Actuellement, des dizaines de milliers de soldats et de personnels militaires des deux pays prennent part à ces manoeuvres, dans le cadre d'un exercice baptisé «Ulchi Freedom Guardian». Ces manoeuvres, largement fondées sur des simulations par ordinateurs, doivent durer deux semaines et ont débuté lundi. Les deux alliés présentent ces manoeuvres comme défensives, mais aux yeux de Pyongyang, elles sont la répétition provocante de l'invasion de son territoire. Chaque année, la Corée du Nord brandit la menace de représailles militaires.