Moussa Oukabir (à gauche) et Said Aallaa ont été identifiés par la police catalane comme deux des cinq suspects abattus à Cambrils.
Moussa Oukabir (à gauche) et Said Aallaa ont été identifiés par la police catalane comme deux des cinq suspects abattus à Cambrils. — MOSSOS D'ESQUADRA / AFP

TERRORISME

Attentats en Catalogne: La police sur la piste d'une cellule d'une douzaine de personnes

Le principal suspect est toujours recherché ce samedi matin...

  • Cinq suspects ont été abattus à Cambrils dans la nuit de jeudi à vendredi.
  • Quatre personnes sont actuellement en garde à vue.
  • Trois personnes ont été identifiées mais n'ont pour le moment pas été interpellées.

L’enquête sur les deux attentats qui ont fait 14 morts en Catalogne progresse à grands pas dans une Espagne en deuil, avec la mise au jour d’une cellule d’une douzaine de personnes passée à l’acte précipitamment après l’échec d’un premier plan encore plus meurtrier.

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Cette cellule pourrait avoir été impliquée dans les attaques menées avec des voitures lancées contre des foules de vacanciers et promeneurs à Barcelone puis à Cambrils, plus au sud, a expliqué vendredi soir le porte-parole de la police régionale, Josep Lluís Trapero.

Quatre interpellés, cinq abattus

Sur cette douzaine de suspects, quatre ont été arrêtées jeudi et vendredi, et un est en fuite. L’identité de l’homme et sa photo ont été diffusées : il s’agit de Younès A., un Marocain de 22 ans. Cinq autres ont été abattus dans la nuit de jeudi à vendredi à Cambrils alors qu’ils menaient l’attaque.

Parmi les assaillants tués figurent trois jeunes Marocains vivant depuis leur enfance en Espagne : Moussa Oukabir, Saïd Aallaa et Mohamed Hychami, respectivement âgés de 17, 18 et 24 ans et tous habitants de Ripoll, une ville de quelque 10.000 habitants non loin des Pyrénées.

Trois autres personnes impliquées

Trois autres personnes également impliquées sont identifiées, mais n’ont pas été interpellées. Deux d’entre elles pourraient avoir péri dans l’explosion suivie d’un incendie d’une maison mercredi à Alcanar, à 200 km au sud de Barcelone, où le groupe tentait peut-être de confectionner des engins explosifs.

Il y a dans cette maison « des restes humains de deux personnes différentes, nous tentons de voir s’il s’agit de deux des trois personnes impliquées dans les attaques. Il nous resterait une troisième à trouver », a indiqué le porte-parole de la police catalane.

Le conducteur de la camionnette qui a fauché des passants sur las Ramblas n’a toujours pas été identifié par la police, a-t-il ajouté, démentant des informations de presse qui assuraient qu’il s’agissait de Moussa Oukabir.

Des attentats « de plus grande envergure » ?

Ces attaques ont peut-être remplacé des attentats « de plus grande envergure », a aussi expliqué le porte-parole de la police catalane.

L’explosion à Alcanar, qui a fait au moins un mort, aurait en réalité évité un autre drame de plus grande ampleur. Selon la police, les assaillants auraient alors perdu les composants nécessaires à la fabrication d’engins explosifs.

La police a sorti des dizaines de bonbonnes de gaz de la maison, dont on ignore si elles devaient servir de réceptacles pour des engins explosifs. La double attaque a du coup été commise de « manière plus rudimentaire, sans être » de l’amplitude espérée par les djihadistes, toujours selon la police.