Philippines: La police abat 32 trafiquants de drogue présumés

DROGUE Les forces de l’ordre philippines ont reçu les vives félicitations du président Duterte, qui a appelé de ses souhaits la mort de « 32 autres personnes par jour »…

20 Minutes avec agences
— 
Le président philippin Rodrigo Duterte
Le président philippin Rodrigo Duterte — MANMAN DEJETO / AFP
  • Depuis son arrivée au pouvoir il y a 14 mois, le président philippin Rodrigo Duterte a initié un programme de répression du trafic de drogue d’une ampleur sans précédent.
  • Les forces de l’ordre ont agi en état de légitime défense, selon le chef de la police

La police philippine a annoncé avoir abattu 32 personnes ce lundi dans le cadre d’une série d’opérations menées contre des trafiquants de drogue présumés dans la province de Bulacan, près de Manille, la capitale des  Philippines. Cent neuf suspects ont par ailleurs été arrêtés.

Ces raids ont valu aux forces de l’ordre les félicitations du président philippin Rodrigo Duterte. Depuis son arrivée au pouvoir il y a 14 mois, celui-ci a initié un programme de répression du trafic de drogue d’une ampleur sans précédent.

Un président élu pour lutter contre le trafic

« Les 32 qui sont morts récemment dans le Bulacan dans un raid massif, c’était bien […]. Si nous pouvions tuer 32 autres personnes par jour, cela pourrait réduire [le trafic] », s’est ainsi félicité le chef de l’Etat dans un discours prononcé devant une organisation anticriminalité.

C’est notamment en promettant de gagner la guerre contre la drogue dans son pays en moins de six mois que Rodrigo Duterte avait largement remporté les élections présidentielles.

>> A lire aussi : Philippines: Malgré des milliers de morts, Trump estime que Duterte fait «un travail formidable» pour lutter contre la drogue

Le candidat avait annoncé son intention de supprimer des dizaines de milliers de consommateurs et de trafiquants de stupéfiants avec pour but avoué d’empêcher la transformation des Philippines en narco-Etat.

« Nous voulons semer la stupeur »

Pourtant, certaines associations de défense des droits de l’Homme évoquent le spectre d’un crime contre l’humanité face aux milliers de personnes tuées par la police du pays et les miliciens.

Le chef de la police de Bulacan, Romeo Caramat affirme, lui, que lors des dernières opérations en date, les forces de l’ordre avaient agi en état de légitime défense.

>> A lire aussi : Le président des Philippines Rodrigo Duterte veut «manger le foie des islamistes avec du sel et du vinaigre»

« Nous voulons semer la stupeur et l’effroi parmi ces personnalités de la drogue […]. Les autres personnalités de la drogue vont y penser à deux fois avant de continuer avec leur commerce », a déclaré le commissaire à des journalistes.