Charlottesville: George Bush père et fils appellent à rejeter «le racisme, l'antisémitisme et la haine»

ETATS-UNIS « Tous les hommes sont créés égaux », rappellent les deux anciens dirigeants dans un communiqué au ton très solennel…

20 Minutes avec AFP
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George H.W Bush et son fils George W. Bush à Dallas, le 25 avril 2013
George H.W Bush et son fils George W. Bush à Dallas, le 25 avril 2013 — JEWEL SAMAD / AFP

Une rare intervention commune des deux anciens présidents américains. Sans citer Donald Trump, George H.W Bush et son fils George W. Bush ont appelé mercredi les Etats-Unis à « rejeter le racisme, l’antisémitisme et la haine sous toutes ses formes », après les violences à Charlottesville.

Ce bref communiqué des 41e et 43e présidents américains, au ton très solennel, vient un peu moins de vingt-quatre heures après le tollé déclenché par Donald Trump qui a renvoyé dos à dos les groupuscules suprémacistes blancs - dont un sympathisant a tué une jeune femme samedi à Charlottesville - et les manifestants antiracistes.

Le président Trump, très remonté, a affirmé mardi au cours d’une conférence de presse chaotique que la responsabilité des violences dans la ville universitaire de Virginie devait être recherchée « des deux côtés ».

« Décence et grandeur de notre pays »

« Alors que nos prières vont à Charlottesville, nous nous remémorons ces vérités fondamentales couchées dans la Déclaration d’indépendance par le plus éminent des citoyens de cette ville [Thomas Jefferson] : "tous les hommes sont créés égaux ; ils sont dotés par le Créateur de certains droits inaliénables" », écrivent les deux Bush. « Nous savons que ces vérités sont éternelles parce que nous sommes les témoins de la décence et de la grandeur de notre pays », concluent-ils.

Barack Obama avait réagi dès dimanche au drame de Charlottesville dans un tweet citant le grand résistant à l’apartheid Nelson Mandela. Ce tweet est devenu le plus « aimé » de l’histoire du réseau social avec 3,4 millions de « likes » mercredi.



Les deux autres présidents américains toujours en vie, Jimmy Carter et Bill Clinton, n’avaient pas encore réagi publiquement mercredi à ces événements qui ont choqué une partie de l’Amérique.