Après Charlottesville, des antiracistes déboulonnent la statue d'un soldat confédéré

DESTRUCTION En réaction au rassemblement suprémaciste de Charlottesville, des manifestants « antifa » ont fait tomber une statue représentant un soldat confédéré dans l'état voisin de Caroline du Nord...

D. D.
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Manifestants suprémacistes et contre manifestants à Charlottesville, le 12 août 2017.
Manifestants suprémacistes et contre manifestants à Charlottesville, le 12 août 2017. — Steve Helber/AP/SIPA

C’était l’un des motifs de la manifestation de militants néo-nazis qui a dégénéré samedi à Charlottesville, en Virginie: empêcher la municipalité de déboulonner la statue du général Lee, héros de la guerre de sécession extrêmement controversé pour s'être opposé à l’abolition de l’esclavage.

En place depuis près d’un siècle

Cette fois, il n’y aura pas eu de débat à Durham dans l’état limitrophe de Caroline du Nord. Des dizaines de manifestants antiracistes s’en sont pris ce lundi à la statue d’un autre soldat confédéré qui avait combattu du côté du sud esclavagiste pendant la guerre civile américaine. Inaugurée en 1924 en hommage aux soldats morts pendant le conflit, elle se situait devant un bâtiment administratif local.

Armée d’une sangle, une jeune femme a escaladé la statue afin de l’arnacher. Le soldat confédéré n’a pas tenu longtemps. Le bronze est tombé de son socle et s’est brisé pendant que les manifestants criait « No Trump, no KKK, no fascist USA (pas de Trump, pas de Ku Klux Klan, pas d'Amérique fasciste) ». Ils lui ont ensuite craché dessus, l’ont piétiné et fait des doigts d’honneur.

Pour l'organisateur du rassemblement, tous les rappels des Etats confédérés doivent disparaître à travers tout le pays. Ces faits se sont produits deux jours après les violences qui ont éclaté entre manifestants suprémacistes et antiracistes à Charlottesville au cours duquel un sympathisant néo-nazi a tué une femme de 32 ans et blessé une vingtaine de personnes en fonçant au volant de sa voiture dans un rassemblement antiraciste.

Vivement critiqué pour avoir refusé dans un premier temps de dénoncer explicitement les groupuscules d’extrême droite après ces violences, Donald Trump a finalement déploré ce lundi ces « violences racistes ».