Venezuela: Nicolas Maduro ordonne des exercices militaires après la menace de Donald Trump

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20 Minutes avec AFP

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Nicolas Maduro à Quito le 17 octobre 2016
Nicolas Maduro à Quito le 17 octobre 2016 — JUAN CEVALLOS / AFP

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a ordonné ce lundi des exercices militaires dans tout le pays les 26 et 27 août, après la menace de son homologue américain Donald Trump, qui a évoqué une possible intervention militaire pour régler la crise dans le pays.

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« J’ai donné l’ordre à l’état-major des forces armées de préparer un exercice national, civique et militaire, de défense totale et armée de la patrie vénézuélienne », a annoncé le dirigeant socialiste face à ses partisans réunis à Caracas.

Devant ses partisans réunis à Caracas, face au palais présidentiel de Miraflores, Nicolas Maduro a demandé aux Vénézuéliens de se préparer « pour défendre la paix, avec les tanks, les avions, les missiles ». « Nous allons vaincre la menace militaire de l’impérialisme nord-américain », a assuré le chef de l’Etat, confronté à une vague de manifestations ayant fait 125 morts en quatre mois.

« Nous ne resterons pas les bras croisés tandis que le Venezuela s’effondre »

« Personne n’intimide le peuple vénézuélien », qui est « décidé à affronter les suprémacistes, les racistes des Etats-Unis », a lancé Nicolas Maduro, avant de crier, en chœur avec des milliers de ses sympathisants : « Trump go home, que l’on entende ça jusqu’à Washington ». La tension entre Caracas et Washington est montée d’un cran depuis que le dirigeant américain a évoqué vendredi une possible « option militaire » pour résoudre la crise au Venezuela, des déclarations qui ont suscité la colère du gouvernement vénézuélien mais aussi un tollé en Amérique latine.

Sans évoquer de projet militaire, le vice-président américain Mike Pence a, lui, affirmé lundi que Washington ne laisserait pas le Venezuela se transformer en « Etat en faillite » qui mettrait en péril la sécurité de la région. « Nous ne resterons pas les bras croisés tandis que le Venezuela s’effondre », a mis en garde Mike Pence lors d’un déplacement en Colombie, assurant toutefois que Washington souhaitait « une solution pacifique ».