Venezuela: Maduro dit avoir déjoué une «attaque terroriste» contre l'armée

MONDE L'attaque d'une base militaire a fait deux morts, dimanche...

20 Minutes avec AFP

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L'attaque d'une base militaire à Valencia, au Venezuela, a fait un mort, ce dimanche 6 août 2017.
L'attaque d'une base militaire à Valencia, au Venezuela, a fait un mort, ce dimanche 6 août 2017. — Ronaldo SCHEMIDT / AFP

Le président socialiste vénézuélien Nicolas Maduro a affirmé que l'armée avait repoussé dimanche une «attaque terroriste» contre une base militaire dans le nord du pays, où selon lui deux assaillants ont été tués et huit capturés.

Nicolas Maduro a déclaré à la télévision publique que les morts et les prisonniers avaient été identifiés comme un officier déserteur et neuf civils. L'officier a été arrêté et «il donne des informations», comme le font sept des prisonniers, a-t-il précisé. Des «combats» ont eu lieu pendant environ trois heures, a ajouté le président, qui y voit une «attaque terroriste» et pas une «rébellion» militaire.

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Des barricades aux environs de la ville

Le chef des forces armées du pays, le général Jesus Suarez Chourio, avait auparavant fait état d'un mort et d'un blessé grave du côté des assaillants. Ces incidents se sont déroulés dans une base militaire à Valencia (nord), à 180 km à l'ouest de Caracas. La situation restait tendue aux alentours de la base militaire, qui était gardée par des véhicules blindés et des hommes armés, et survolée par des hélicoptères, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Des dizaines de personnes ont dressé des barricades aux environs de la ville, à l'aide de troncs d'arbres et y ont brûlé des ordures. Des affrontements ont éclaté avec des militaires de la Garde nationale, qui les ont dispersés à coups de gaz lacrymogène et de tirs de balles en caoutchouc.

«Financée par l'empire nord-américain»

Selon le ministre de la Défense Vladimir Padrino, les prisonniers ont avoué avoir été recrutés «par des militants de l'extrême droite vénézuélienne en contact avec des gouvernements étrangers», et les forces de sécurité étaient encore à la recherche «d'une partie du groupe, qui a réussi à s'emparer de quelques armes». Selon le général Jesus Suarez Chourio, l'opération était «financée par la droite et ses collaborateurs, financée par l'empire nord-américain» [les Etats-Unis].

Une vidéo supposément tournée dans la base militaire de Valencia circulait dimanche sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias vénézuéliens. Elle montrait un homme se présentant comme un officier et se déclarant «en rébellion légitime» contre «la tyrannie assassine de Nicolas Maduro».

«Ceci n'est pas un coup d'Etat, ceci est une action civique et militaire pour rétablir l'ordre constitutionnel», affirmait cet homme, se présentant sous le nom de capitaine Juan Caguaripano, flanqué de quinze personnes en tenue de camouflage, certaines d'entre elles armées. «Nous exigeons la formation immédiate d'un gouvernement de transition et des élections générales libres», ajoutait-il.