Corée du Nord: L'ONU accentue la pression en durcissant ses sanctions

COREE DU NORD Le Conseil de sécurité espère priver Pyongyang d’un milliard de dollars de recettes annuelles...

20 Minutes avec AFP

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Le Conseil de sécurité de l'ONU à New York.
Le Conseil de sécurité de l'ONU à New York. — AFP

Une nouvelle riposte de l’ONU aux programmes balistique et nucléaire nord-coréens. Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté samedi à l’unanimité une résolution renforçant sensiblement les sanctions déjà imposées au régime de Kim Jong-un, qui, si elle est respectée, devrait priver Pyongyang d’un milliard de dollars de recettes annuelles.

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Le texte représente un certain succès pour les Etats-Unis qui ont su convaincre leurs partenaires chinois - premier soutien de Pyongyang - et russe de renforcer la pression internationale contre un pays accusé d’être une « menace mondiale ».

Pousser Pyongyang à la négociation

Proposée par les Etats-Unis, la résolution 2371 vise à interdire des revenus tirés des exportations nord-coréennes, notamment dans les secteurs du charbon, du fer et de la pêche. Cette nouvelle résolution a pour objectif de pousser Pyongyang à la négociation après son premier tir d’un missile intercontinental le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine. La Corée du Nord a procédé le 28 juillet au tir d’un second engin similaire.

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Le président américain Donald Trump a salué le vote unanime du Conseil de sécurité, soulignant que les nouvelles sanctions auraient « un très important impact financier » sur Pyongyang. « Un coût de plus d’un milliard de dollars pour la Corée du Nord », a-t-il estimé.

« Les sanctions les plus strictes depuis une génération »

La balle est désormais dans le camp nord-coréen qui « doit répondre » aux demandes internationales, a déclaré l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley. « Ce sont les sanctions les plus strictes contre un pays depuis une génération », a-t-elle lancé.

Il est « plus que jamais urgent de mettre un terme aux programmes nucléaire et balistique nord-coréens et de ramener Pyongyang à la table des négociations », a renchéri son homologue français, François Delattre.

Le nouvel ambassadeur russe à l’ONU, Vassili Nebenzia, a toutefois souligné qu'« il sera impossible de résoudre ce conflit avec seulement l’adoption de sanctions ». Il a réclamé « une approche globale » et « une stratégie politique ». Les sanctions « ne peuvent être une fin en soi » mais plutôt « un outil pour pousser ce pays à des discussions constructives », a estimé le diplomate russe.