VIDEO. Venezuela : Pour la France insoumise, le régime de Maduro n'est pas «dictature»

DECLARATION L’Union européenne, de son côté, refuse de reconnaître l’Assemblée constituante récemment élue…

20 Minutes avec AFP

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Alexis Corbière, candidat aux législatives dans la 7e circonscription de Seine-Saint-Denis, aux côtés de Jean-Luc Mélenchon dont il a été le porte-parole lors de la présidentielle. (Illustration)
Alexis Corbière, candidat aux législatives dans la 7e circonscription de Seine-Saint-Denis, aux côtés de Jean-Luc Mélenchon dont il a été le porte-parole lors de la présidentielle. (Illustration) — SIPA

Après la journée de violences dimanche, où une dizaine de personnes ont été tuées lors de l’élection de l’Assemblée constituante au Venezuela, la France insoumise s’est exprimée sur le sujet, ce mercredi, affirmant que le régime de Maduro n’était pas « une dictature ».

« Il y a des pousse-à-l’affrontement des deux côtés »

« Ce n’est pas une dictature, on peut juger de la manière dont se fait la répression, on peut juger de la manière dont il (le président Nicolas Maduro, ndlr) essaye de sortir de l’ornière, mais je pense qu’il y a des pousse-à-l’affrontement des deux côtés », a réagi Eric Coquerel, député LFI de la 1re circonscription de Seine-Saint-Denis, sur CNews. Pour ce dernier, cette nouvelle assemblée constituante est « une bonne idée (…), la seule solution si on veut éviter la guerre civile ».

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Même son de cloche chez Alexis Corbière : « Quand on voit de France, on a parfois une désinformation totale. On a l’impression que tout un peuple est dressé contre le gouvernement. C’est plus compliqué que ça », a-t-il expliqué sur RFI, ajoutant, « je ne lâcherai pas sur le fait qu’on a une opposition, depuis le début, depuis Hugo Chavez, qui fait le choix du coup de force. Il y a des manifestants armés qui tiraient sur les forces de l’ordre et il y a aussi des forces de l’ordre qui ont réprimé ». Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, même s’il est resté silencieux sur le sujet, avait affiché son soutien à Nicolas Maduro.

Des préoccupations « sur sa représentativité et sa légitimité effectives »

L’Union européenne, de son côté, refuse de reconnaître l’Assemblée constituante récemment élue au  Venezuela et demande que son « installation effective » soit suspendue, dans une déclaration faite ce mercredi par la Haute représentante Federica Mogherini au nom de ses 28 Etats membres. « L’élection de l’Assemblée constituante a durablement aggravé la crise au Venezuela », estime Federica Mogherini. « L’Union européenne et ses Etats membres ne peuvent par conséquent pas reconnaître l’Assemblée constituante en raison de leurs préoccupations sur sa représentativité et sa légitimité effectives », souligne-t-elle.

Ils « appellent le gouvernement du président Nicolas Maduro à prendre des mesures urgentes pour enrayer le cours des événements. En particulier, l’installation effective de l’Assemblée constituante devrait être suspendue », selon le texte. Cette instance, insiste Federica Mogherini, « risque de saper d’autres institutions légitimes prévues par la Constitution, comme l’Assemblée nationale », dominée par l’opposition au régime de Nicolas Maduro et qui a boycotté l’élection de la Constituante dimanche.

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