«Obamacare, c'est la mort», l'ultime plaidoyer de Trump pour réformer la santé

ETATS-UNIS Le président américain tente de convaincre les républicains de serrer les rangs avant un vote de la dernière chance prévu mardi...

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump à la Maison Blanche le 24 juillet 2017.
Donald Trump à la Maison Blanche le 24 juillet 2017. — Alex Brandon/AP/SIPA

Dos au mur. Alors que les républicains n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord pour ouvrir ou non les débats au Sénat afin d’abroger la réforme de la santé votée sous Barack Obama, Donald Trump leur a mis un coup de pression, lundi. Devant les caméras de télévision, une vingtaine de « victimes d’Obamacare » derrière lui, le président américain a appelé les élus à « tenir leur promesse ». Mais lundi soir, le vote semblait toujours aussi mal engagé, avec une fracture entre les républicains conservateurs et les plus modérés.

« Abroger et remplacer, abroger et remplacer »

« Les républicains du Sénat tiennent leur chance de tenir leur promesse. Ils répètent depuis si longtemps, abroger et remplacer, abroger et remplacer. Ils peuvent enfin tenir leur promesse », a asséné Donald Trump. « Chaque sénateur votant contre dit à l’Amérique que le cauchemar (d’Obamacare) est acceptable », a-t-il déclaré.

Mettant son poids dans la balance, le président Donald Trump a une nouvelle fois reçu lundi à la Maison Blanche une vingtaine de « victimes » d’Obamacare, dont il a énuméré les conséquences néfastes, selon lui : médecin habituel non couvert, augmentation des primes d’assurance… Obamacare, « c’est la mort », a-t-il conclu.

Il manque des voix

Le problème, c’est que l’arithmétique du Sénat est implacable. Sur les 52 membres de la majorité républicaine, trois ont déclaré la semaine dernière qu’ils voteraient non lors du vote sur la motion visant à mettre une abrogation « sèche » à l’ordre du jour. On ignorait aussi si le sénateur républicain John McCain, absent pour traiter son cancer du cerveau, serait en mesure de venir voter en personne. Aucun texte ne peut être examiné sans un premier vote autorisant l’ouverture des débats.

Puisque les 48 démocrates de l’opposition voteront non, les républicains ne peuvent se permettre que deux défections. Le vice-président Mike Pence, selon la Constitution, peut apporter la 51e voix en cas d’égalité 50-50.

Une fois que le texte est à l’ordre du jour, les sénateurs pourront déposer des amendements et réécrire de facto toute la loi pour « remplacer » Obamacare, mais les républicains modérés font si peu confiance aux chefs de groupe qu’ils refusent, à ce stade, de laisser les débats commencer. On devrait pour de bon être fixé mardi.