Brexit: Les négociations entrent dans le vif du sujet ce lundi

DIVORCE L'UE à 27 et le Royaume-Uni vont pouvoir commencer à comparer leurs positions de négociation sur les dossiers les plus épineux : droits des citoyens et solde des comptes...

20 Minutes avec AFP

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La Première ministre britannique Theresa May
La Première ministre britannique Theresa May — AURORE BELOT / AFP

Ce lundi marque le début du deuxième round des négociations entre l’UE à 27 et le Royaume-Uni à Bruxelles pour déterminer les conditions de leur divorce.

Après une session inaugurale au cours de laquelle les deux parties se sont accordées sur le calendrier des rencontres et les sujets à régler en priorité, les deux camps vont pouvoir commencer à comparer leurs positions sur les dossiers les plus épineux : droits des citoyens et solde des comptes.

Travailler « avec des objectifs communs »

Pour cette véritable entrée en matière, le négociateur en chef européen Michel Barnier espère pouvoir « s'assurer que nous travaillons sur les mêmes bases, avec des objectifs communs ».

Côté britannique, l’homologue de Michel Barnier, David Davis, a appelé les deux camps à « se mettre cette semaine au travail », dans un communiqué.

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« Protéger les droits de tous nos citoyens est ma priorité et c’est quelque chose sur laquelle on doit vraiment progresser », a souligné David Davis.

Les deux équipes de négociateurs discuteront chaque jour, au niveau de groupes de travail, jusqu’à jeudi, jour où se tiendront une session plénière et une conférence de presse.

Qui paiera la facture ?

La pression est incontestablement montée la semaine dernière, à l’approche de ce nouveau cycle de négociations, programmées à un rythme mensuel.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, l’eurosceptique Boris Johnson, a mouché les Européens depuis Londres, assurant qu’ils pouvaient « toujours courir » pour que son pays paie la facture du Brexit, estimée jusqu’à 100 milliards d’euros par certains responsables européens.

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Un chiffre jugé parfaitement « ridicule » dimanche par le grand argentier britannique Philip Hammond.

« L’heure tourne », a toutefois mis en garde Michel Barnier si Londres et Bruxelles veulent boucler -- comme prévu -- un accord de retrait d’ici à mars 2019, après quarante années de mariage tumultueux.

Les négociations sur le Brexit doivent même être bouclées d’ici à octobre 2018 pour permettre la ratification de l’accord final par toutes les parties concernées au printemps 2019.

Le temps presse

Dans un communiqué publié dans la foulée, un responsable gouvernemental britannique a tout de même reconnu « le besoin de discuter comment déterminer un règlement équitable des droits et obligations du Royaume-Uni en tant qu’Etat membre sur le départ ».

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Les Européens, qui ont finalisé leurs préparatifs des tractations en mai, se montrent de plus en plus impatients de connaître les positions britanniques.

Londres a publié jeudi les documents précisant son « opinion » sur plusieurs sujets clés -- mais toujours pas sur la question cruciale du règlement financier.

Quelle relation entre les deux parties ?

Dans ces « papiers », les Britanniques insistent sur la nécessité de s’entendre sur une période transitoire et de commencer au plus vite à discuter du statut de la future relation entre les deux parties. Une conversation que les 27 ont pourtant déjà conditionnée à l’établissement d’avancées significatives sur des sujets clés comme le sort des citoyens expatriés, la question financière et la frontière entre la république d’Irlande et la province britannique de l’Irlande du Nord.