La crise au Tchad: la France lance un nouvel avertissement aux rebelles

TCHAD 20minutes.fr vous informe des développements...

avec agence

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Les avions de transport de l'armée française ont évacué 397 ressortissants étrangers de N'Djamena vers Libreville dans la nuit de samedi à dimanche;
Les avions de transport de l'armée française ont évacué 397 ressortissants étrangers de N'Djamena vers Libreville dans la nuit de samedi à dimanche; — Wilfried Mbinah AFP

Depuis le 31 janvier, la situation est confuse au Tchad. 20minutes.fr vous informe au fur et à mesure des développements de cette crise..

• Jeudi 7 février:

11h12:
plus de 900 personnes, dont 500 Français, ont été rapatriées en France depuis dimanche.

10h22:
Le président tchadien demande solennellement à l'Union Européenne de permettre un déploiement rapide de l'Eufor.

08h49:
Idriss Déby se dit prêt à "pardonner" et à gracier les six Français condamnés dans le procès de l'Arche de Zoé.

08h38:
Les rebelles sont à 400 Km de N'Djamena avec 200 véhicules. Ils ont été rejoints par une colonne de renforts venus de l'est du Tchad.

Mercredi 6 février:

13h57:
Selon le Quai d'Orsay, 500 Français auraient été évacués du Tchad vers le Gabon depuis le début des combats.

13h08: Les Tchadiens réfugiés au Cameroun commencent à regagner N'Djamena, d'après le Haut commissariat aux réfugiés.

10h38:
Les rebelles tchadiens ne se disent pas "dissuadés" par la mise en garde française.

09h41:
Le ministre de la Défense français Hervé Morin est arrivé à N'Djamena pour rencontrer le président tchadien Idriss Déby.

09h30: Le premier ministre tchadien accuse la Libye d'avoir soutenu et armé les rebelles tchadiens basés au Soudan.

09h10: La France lance un nouvel avertissement aux rebelles tchadiens. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a déclaré qu'elle pourrait agir "de façon plus décisive" pour secourir le "gouvernement légal".

Mardi 5 février:

13h47:
D'après une porte-parole de l'ONU, des bureaux des Nations Unies à N'Djamena ont été pillés et incendiés durant les combats. Une partie des fonctionnaires qui occupaient les lieux ont été évacués au Cameroun.

12h59:
Le premier ministre tchadien affirme que les "rebelles sont matés" et "tous décimés". Il rejette le principe de cessez-le-feu.

12h50:
En déplacement en Charente-Maritime, Nicolas Sarkozy indique que "si la France doit faire son devoir, elle le fera". Plus tôt dans la journée, le Conseil de sécurité de l'ONU a ouvert la voie à une éventuelle intervention militaire française.

11h57:
Selon le Comité international de la Croix-Rouge, les combats du week-end à N'Djamena auraient fait plus de 1000 blessés.

11h08: L'état-major des armée indique que "1029 ressortisssants étrangers ont été évacués du Tchad vers le Gabon"depuis le début de l'offensive, samedi.
Environ 250 étrangers seraient toujours sous protection militaire française .

10h26: L'armée française nie avoir "participé aux combats" et rejette les accusations des forces rebelles.

9H59: Selon le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, entre 15 000 et 20 000 Tchadiens ont fui vers le Cameroun depuis dimanche.

9h58: Les rebelles ont accepté un "cessez-le-feu immédiat" mais accusent la France d'être intervenue et d'avoir fait "beaucoup de victimes".

• Lundi 4 février:

18h46:
L'armée française continue de stationner devant l'aéroport civil de la capitale tchadienne pour prévenir d'éventuelles attaques de l'alliance des insurgés. Les militaires français sont déployés depuis samedi.

18h32: Le commandant de l'opération Epervier a annoncé que les forces militaires françaises avaient organisé dimanche l'évacuation des personnels des ambassades allemande et américaine au Tchad. L'ambassadeur de France et ses collaborateurs se trouvent en revanche toujours à N'Djamena.

18h09:
Les combats du week-endà N'Djamena auraient fait "beaucoup de morts et au moins 500 blessés" parmi les civils, selon une source humanitaire.

12h42: Au total 839 ressortissants étrangers ont été évacués du Tchad vers le Gabon depuis le début de l'opération de l'armée française samedi en raison de l'attaque des forces rebelles sur N'Djamena, ajoute l'état-major des armées.

12h19:
Des échanges de tirs entre des rebelles et des militaires français auraient eu lieu samedi près de l'aéroport de N'Djamena, annonce l'état-major des armées.

11h49:
Le chef de la diplomatie européenne Javier Solana se dit favorable à un maintien de la force militaire de l'UE au Tchad, même si son déploiement demeure suspendu.

9h44:
Un deuxième avion civil affrété par le ministère des Affaires Etrangères s'est posé à l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle. Il transportait à son bord 323 ressortissants étrangers, dont 205 Français.

9h16:
Le HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés) annonce que plusieurs milliers de personnes ont quitté N'Djamena dans la nuit pour se réfugier au Cameroun. La nuit dans la capitale tchadienne a été plutôt calme, malgré quelques échanges de tirs isolés.

2h44:
Le Conseil de sécurité de l'ONU conclut des consultations sur le Tchad sans parvenir à s'accorder sur un texte. Il se réunira de nouveau lundi matin (heure américaine) dans ce but, a indiqué son président, l'ambassadeur du Panama, Ricardo Alberto Arias.

• Dimanche 3 février:

23h53 L'Airbus A310 militaire français transportant 202 ressortissants étrangers évacués du Tchad s'est posé à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle en provenance de Libreville.

21h24
Le Conseil de sécurité des Nations unies va tenir une réunion d'urgence ce dimanche après-midi (heure américaine) sur le Tchad. Cette réunion devrait débuter à 21h30 GMT (16h30 aux Etats-Unis)

21h14
La rébellion tchadienne affirme s'être installée à la sortie est de N'Djamena pour laisser aux civils le temps de quitter le centre-ville, avant de repasser à l'offensive.

19h15
Nicolas Sarkozy s'est entretenu avec le président Deby «à qui il a redit que la France, attachée à l'unité et à la stabilité du Tchad, condamnait fermement la tentative de prise du pouvoir par la force par des groupes armés venus de l'extérieur», a déclaré David Martinon, porte-parole de l'Elysée.

17h23 Les rebelles tchadiens accusent la France de«jouer la montre» pour permettre au président Idriss Deby Itno de se réorganiser, et ont menacé d'attaquer l'aéroport international de N'Djamena utilisé pour les évacuations d'étranger.

«La décision a été prise, nous allons prendre l'aéroport dans les 24 heures», a déclaré un porte-parole de la représentation du mouvement UFDD (Union des Forces pour la démocratie et le développement) à Paris, affirmant parler au nom des rebelles qui tentent de prendre le pouvoir à N'Djamena.



16h14
Un Airbus A310 militaire français a décollé dimanche de Libreville pour Paris avec 202 ressortissants étrangers évacués du Tchad à son bord, selon l'état-major des armées à Paris.

16h01
Le grand marché de N'Djamena et la radio nationale tchadienne ont été détruits dimanche par des incendies et des pillages, selon des témoins cités par l'AFP.

15h23
Le Soudan nie toute implication dans les combats au Tchad et appelle les parties en conflit à la «retenue».

14h33
La situation est «globalement calme» à N'Djamena dimanche en début d'après-midi, selon une source militaire citée par l'AFP.

«Il y a des opérations militaires des deux côtés. La situation reste très incertaine et il est difficile de déterminer qui contrôle quoi». Autour du quartier de la présidence, «c'est mouvant», a ajouté cette source.

14h24 Selon Médecins sans frontières, les combats entre forces tchadiennes et rebelles ont fait plusieurs centaines de blessés à N'Djamena, essentiellement des civils touchés par des «balles perdues».

14h00
On apprend dimanche que deux soldats français ont été «légèrement blessés» dans les combats entre forces tchadiennes et rebelles samedi à N'Djamena, selon l'état-major des armées à Paris. «Ils ont été atteints par des éclats autour de points de regroupement des ressortissants étrangers», a indiqué le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major, précisant qu'il s'agissait «probablement de balles perdues».

13h41
La rébellion tchadienne a attaqué la préfecture d'Adré, dans l'est du Tchad, à la frontière du Soudan. Selon le préfet tchadien de région, cette attaque a eu lieu avec le soutien de l'aviation soudanaise.

12h20
: les opérations d'évacuation des ressortissants étrangers du Tchad reprennent avec le décollage d'un Hercules C-130 de l'armée française à destination de Libreville avec 104 ressortissants à son bord, selon l'état-major des armées.

Auparavant, alors que la nuit de samedi à dimanche a été calme, les combats ont repris à N’Djamena. Tirs des chars autour de la présidence. Des hélicoptères attaquent des pick-up de l'alliance rebelle, qui a mené des incursions en plusieurs points de la capitale.


Interrogé sur Europe1, le ministre de la Défense Hervé Morin déclare que le déploiement de la force européenne Eufor est «suspendu jusqu'à mercredi».

On apprend que la France a proposé dès vendredi soir à Idriss Deby, qui résiste toujours, retranché dans son palais, de le faire sortir du Tchad, mais il a refusé.

L'armée française a évacué quelque 400 ressortissants étrangers sur Libreville (Gabon).


Samedi 2 février
Les rebelles entrent dans N'Djamena après plus de trois heures d'affrontements avec l'armée.

Dans la soirée, un accord de cessez-le-feu proposé par Kadhafi, et accepté par le principal chef de la rébellion, le général Mahamat Nouri, est nuancé par les rebelles, qui indiquent que ce dernier a donné son accord à condition que les deux autres chefs de l'alliance l'acceptent également.

Paris, qui dépêche 150 soldats supplémentaires, condamne «la tentative de prise du pouvoir par la force (...) par des groupes armés venus de l'extérieur».

Environ 750 ressortissants français et étrangers sont regroupés sous protection militaire française à N'Djamena, pour être évacués.

L'épouse et la fille d'un employé de l'ambassade d'Arabie saoudite sont tuées par une bombe.



Vendredi 1er février
Le matin, de brefs affrontements entre armée et rebelles ont lieu aux environs de Massaguet (50 km au nord-est de N'Djamena), puis à nouveau dans l'après-midi. L'armée ne réussit pas à s'imposer. Le chef d'état-major Daoud Soumaïn est tué dans les combats.

N'Djamena est quadrillée par un imposant dispositif militaire.

Paris a dépêché à N'Djamena une centaine de soldats de Libreville.

La rébellion demande «la neutralité» de la France.


Jeudi 31 janvier
Une colonne de rebelles tchadiens venus du Soudan et composée de quelque 300 pick-up, arrive non loin de N'Djamena après avoir traversé le pays sur 700 km en évitant l'armée nationale tchadienne (ANT).

L'ANT menée par le président Idriss Deby Itno, tente vainement de bloquer l'avancée des rebelles puis revient se déployer autour de N'Djamena.

La France, liée au Tchad par un accord de coopération militaire technique, assure qu'elle respectera ses engagements.
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