Sortie de crise au Kenya?

Avec agence

— 

Le président réélu Mwai Kibaki et son rival Raila Odinga ont entamé mardi, en présence du médiateur Kofi Annan, des pourparlers pour résoudre la crise au Kenya où près de 1.000 personnes ont été tuées au cours des violences consécutives à la présidentielle du 27 décembre.
Le président réélu Mwai Kibaki et son rival Raila Odinga ont entamé mardi, en présence du médiateur Kofi Annan, des pourparlers pour résoudre la crise au Kenya où près de 1.000 personnes ont été tuées au cours des violences consécutives à la présidentielle du 27 décembre. — Simon Maina AFP

Des représentants du président kényan Mwai Kibaki et de son rival Raila Odinga sont parvenus vendredi à un accord sur un plan commun pour mettre fin aux violences qui ensanglantent le pays, a annoncé le médiateur de l'Union africaine, Kofi Annan.

>> Retrouvez notre dossier sur le Kenya et notre diaporama sur les violences qui agitent le pays.

«Nous sommes parvenus à un accord sur un plan pour régler les questions à court terme, mais aussi à long terme», a déclaré Kofi Annan qui préside depuis jeudi des pourparlers entre des négociateurs mandatés par Kibaki et Odinga.

Cessez-le-feu


Le premier point de ce plan prévoit «une action immédiate pour arrêter les violences et restaurer les droits et les libertés fondamentaux», a-t-il ajouté. Le deuxième traite des «mesures immédiates à prendre pour régler la crise humanitaire» et le troisième de «la crise politique actuelle», a-t-il poursuivi.

Les deux parties sont convenues que ces trois points devaient être «réglées» dans une période de 7 à 15 jours, à partir du lancement officiel du dialogue, le 28 janvier.

Près de 1.000 personnes ont été tuées et entre 250.000 et 300.000 déplacées depuis plus d'un mois au Kenya dans des violences post-électorales nées de la contestation par l'opposition de la réélection le 27 décembre du président Mwai Kibaki.