Mort du patron de Total: Les deux principaux accusés dispensés de peine

JUSTICE Les trois autres accusés sont soupçonnés de ne pas avoir respecté les normes de sécurité. Leur cas a été renvoyé au Parquet pour être réexaminé…

20 Minutes avec AFP

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Christophe de Margerie, PDG de Total, décédé das la nuit du 20 au 21 octobre dans le crash de son avion en Russie.
Christophe de Margerie, PDG de Total, décédé das la nuit du 20 au 21 octobre dans le crash de son avion en Russie. — CHAMUSSY/SIPA

La justice russe a dispensé de peine vendredi les deux principaux accusés dans l’affaire du crash mortel au décollage de l’avion du PDG de Total, Christophe de Margerie, en vertu d’une amnistie décrétée en 2015.

Le conducteur du chasse-neige à l’origine du crash et l’ingénieur responsable du contrôle des vols ont été reconnus coupable par un tribunal de Moscou dans cette affaire et condamnés respectivement à quatre ans et trois ans et six mois de camp, des peines qu’ils ne purgeront pas en vertu de cette amnistie décrétée par les autorités russes en l’honneur des 70 ans de la victoire sur l’Allemagne nazie. Le Parquet avait requis 4 ans et 7 mois de camp à l’encontre des deux hommes.

Deux d’entre eux avaient plaidé coupable 

Le 20 octobre 2014, le numéro un de Total avait trouvé la mort lorsque son Falcon était entré en collision avec un chasse-neige à l’aéroport Vnoukovo de Moscou avant de s’écraser. Les deux pilotes et une hôtesse de l’air avaient également péri. Cinq employés de l’aéroport - le conducteur du chasse-neige Vladimir Martynenko, les contrôleurs aériens Alexandre Krouglov et Nadejda Arkhipova, l’ingénieur Vladimir Ledenev et le responsable du contrôle des vols Roman Dounaïev - étaient jugés depuis près d’un an par le tribunal de Solntsevo, dans le sud de la capitale russe.

Une procédure spéciale accélérée avait été mise en place pour Vladimir Martynenko et Vladimir Ledenev, qui ont plaidé coupable. Principal accusé dans ce procès, Vladimir Martynenko avait 0,6 gramme d’alcool par litre de sang au moment de l’accident, d’après le Comité d’enquête russe. Vladimir Ledenev est pour sa part accusé de ne pas s’être assuré que la piste de décollage et d’atterrissage était dégagée.

« Je suis coupable, je reconnais ma faute à 100 % et je regrette ce que j’ai fait. Je demande pardon à tous ceux qui ont souffert », a déclaré Vladimir Martynenko devant le juge vendredi.