Donald Trump menace la Corée du Nord d'une riposte «sévère»

INTERNATIONAL Les appels à de nouvelles sanctions contre Pyongyang se multiplient...

20 Minutes avec AFP

— 

Donald Trump à  Washington, le 1er juillet AP Photo/Carolyn Kaster.
Donald Trump à Washington, le 1er juillet AP Photo/Carolyn Kaster. — Carolyn Kaster/AP/SIPA

Donald Trump montre les biceps. Le président des Etats-Unis a promis jeudi à la Corée du Nord une réponse «sévère» après son tir d'un missile balistique intercontinental. Les appels à de nouvelles sanctions contre Pyongyang se multiplient.

La Chine a toutefois aussitôt appelé à éviter «les discours et actes» susceptibles d'aggraver les tensions dans la péninsule coréenne, et la Russie a bloqué un projet américain de déclaration du Conseil de sécurité de l'ONU appelant à prendre des «mesures significatives» contre Pyongyang.

«J'appelle toutes les nations à affronter cette menace globale et à montrer publiquement à la Corée du Nord qu'il y a des conséquences à son très, très mauvais comportement», a déclaré Donald Trump au cours d'une visite à Varsovie. Washington pense à des mesures «fort sévères», a ajouté le président américain.

De nouvelles sanctions proposées par les Etats-Unis soutenus par la France

Le ministre américain de la Défense Jim Mattis a dénoncé quelques heures plus tard une «provocation» nord-coréenne, tout en insistant sur le fait que les Etats-Unis cherchaient une solution diplomatique. Mais il a prévenu que toute initiative de Pyongyang visant à déclencher un conflit aurait de «graves conséquences».

Mercredi, les Etats-Unis, soutenus par la France, ont dit à l'ONU vouloir proposer de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord.

Une initiative soutenue jeudi par l'Union européenne et le Japon, qui ont souhaité l'adoption rapide d'une résolution, selon le président du Conseil européen Donald Tusk qui recevait le Premier ministre japonais Shinzo Abe. La Russie a cependant bloqué jeudi le projet de déclaration que les Etats-Unis faisaient circuler pour le soumettre aux 15 pays membres du Conseil de sécurité.

«La délégation russe ne peut pas accepter de qualifier le lancement d'essai de missile balistique intercontinental», a écrit la représentation dans un communiqué, soulignant à nouveau que le ministère russe de la Défense estimait qu'il s'agissait en fait d'un missile de moyenne portée.