Coup de filet antiterroriste dans le Nord: La Belgique traque d'autres suspects

TERRORISME «Nous craignons qu’ils se sentent acculés après les perquisitions», a indiqué le parquet fédéral ce jeudi matin...

20 Minutes avec AFP

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Un coup de filet franco-belge s'est déroulé le 5 juillet 2017 lié à la préparation d'un attentat.
Un coup de filet franco-belge s'est déroulé le 5 juillet 2017 lié à la préparation d'un attentat. — DENIS CHARLET / AFP

La Belgique recherche encore « plusieurs suspects de terrorisme » au lendemain d’un coup de filet à Bruxelles et dans le nord de la France et les autorités craignent qu’ils commettent un attentat, a annoncé ce jeudi le parquet fédéral.

Des kalachnikovs et des détonateurs

« Nous recherchons encore différents suspects de terrorisme (…) Nous craignons qu’ils se sentent acculés après les perquisitions. Nous craignons par conséquent la même réaction que le 22 mars » 2016 lorsque des kamikazes avaient mené une double attaque à Bruxelles, faisant 32 morts, après la découverte par la police de l’une de leurs caches, a déclaré un porte-parole du parquet à la télévision flamande VTM.

Pour rappel, deux frères « radicalisés », soupçonnés de préparer un attentat à l’aide d’un important arsenal, des kalachnikovs et des détonateurs, selon une source proche de l’enquête, ont été inculpés mercredi soir à Bruxelles pour « participation à un groupe terroriste ».

Les frères Saouti inculpés de « participation aux activités d’un groupe terroriste »

Les deux frères, Akim Saouti, 40 ans, Khalid Saouti, 37 ans, avaient été arrêtés avec deux autres personnes dans la nuit de mardi à mercredi à Anderlecht, commune populaire de l’agglomération bruxelloise, tandis qu’un cinquième homme était interpellé près de Lille (nord de la France).

Cet homme est également soupçonné d’avoir planifié « une action violente », selon une source proche du dossier. Les frères Saouti ont été inculpés de « participation aux activités d’un groupe terroriste » et placés en détention préventive

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Dans un box de garage d’Anderlecht, la police belge a trouvé « trois kalachnikovs, une quinzaine de chargeurs de kalachnikovs, ainsi qu’un riot gun [fusil à pompe], trois armes de poing et munitions, des radios, deux gilets pare-balles », mais aussi un gyrophare ainsi que des uniformes de police, d’agent de sécurité, de secouriste et « quatre détonateurs », a expliqué le parquet fédéral dans un communiqué.

Membre du gang de motards des « Kamikaze Riders »

La famille Saouti est connue des services d’enquête criminelle et antiterroriste belge.  Saïd Saouti, ancien chef d’un gang de motards, les « Kamikaze Riders », adepte de rodéos musclés sur le périphérique de Bruxelles, avait été condamné l’an dernier pour « appartenance à un groupe terroriste », recrutement de candidats au jihad et apologie de l'organisation de l'état islamique (EI) sur les réseaux sociaux.

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Lors de son arrestation fin 2015, les autorités avaient annoncé qu’il était soupçonné de préparer des attentats contre « plusieurs lieux emblématiques » de la capitale belge.