La police a pour ordre de «tirer pour tuer» les pillards au Kenya

NAIROBI Peu après l'ouverture de pourparlers entre le président réélu Mwai Kibaki et son rival Raila Odinga...

Avec agence

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La police kényane a reçu l'ordre de "tirer pour tuer" les pillards, les incendiaires et les personnes portant des armes ou bloquant les routes, pour tenter d'endiguer les violences dans le pays, a déclaré mercredi à l'AFP un officier de la police kényane .
La police kényane a reçu l'ordre de "tirer pour tuer" les pillards, les incendiaires et les personnes portant des armes ou bloquant les routes, pour tenter d'endiguer les violences dans le pays, a déclaré mercredi à l'AFP un officier de la police kényane . — Yasuyoshi Chiba AFP

La police kényane a reçu l'ordre de «tirer pour tuer» les pillards, les incendiaires et les personnes portant des armes ou bloquant les routes, pour tenter d'endiguer les violences dans le pays, a déclaré ce mercredi un officier de la police kényane .

Selon cet officier, l'ordre a été donné peu après l'ouverture formelle mardi à Nairobi de pourparlers entre le président réélu Mwai Kibaki et son rival Raila Odinga, en présence du médiateur, l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan.

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Malgré tout, la violence ne désarme pas. Pas moins de 22 personnes ont été tués depuis lundi soir dans le pays où pour la première fois, des hélicoptères de l'armée ont ouvert le feu sur des groupes rivaux à Naivasha, dans la vallée du Rift (ouest), épicentre des violences entre communautés, liées à l'élection et qui ont attisé d'anciens conflits fonciers jamais résolus depuis l'indépendance.

Au total, près de 1.000 personnes ont été tuées et environ 250.000 déplacées dans les violences politico-ethniques au Kenya qui ont suivi l'annonce le 30 décembre de la réélection du président Kibaki, accusé Raila Odinga de lui avoir volé la victoire.