Braqueurs arrêtés et otages libérés au Venezuela

BANQUE Quatre hommes avaient fui en ambulance en emmenant des otages...

Avec agence

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Quatre braqueurs d'une banque située dans le centre du Venezuela, qui avaient fui en ambulance en emmenant des otages, se sont rendus mardi à la police, a annoncé le gouverneur de l'Etat de Guarico.
Quatre braqueurs d'une banque située dans le centre du Venezuela, qui avaient fui en ambulance en emmenant des otages, se sont rendus mardi à la police, a annoncé le gouverneur de l'Etat de Guarico. — AFP

Quatre braqueurs d'une banque située dans le centre du Venezuela, qui avaient fui en ambulance en emmenant des otages, se sont rendus mardi à la police, a annoncé le gouverneur de l'Etat de Guarico.

Le pays tenu en haleine

«Nous sommes arrivés, nous avons bloqué la route et ils ont jeté leurs armes au sol avant de descendre», a expliqué le gouverneur, Eduardo Manuitt, à la chaîne de télévision publique VTV. La tentative de braquage s'était produite à Altagracia de Orituco, localité rurale de 80.000 habitants, située à 80 km au sud-ouest de Caracas.

Les quatre hommes avaient tenu le pays en haleine en prenant en otages pendant plus de 24 heures une trentaine de personnes dans une succursale du Banco Provincial, filiale de la banque espagnole BBVA, après avoir raté un hold-up dans l'établissement lundi.

Des otages se sont portés volontaires

Comme ils menaçaient d'exécuter tous les otages -environ 35 employés et clients de la banque, certains accompagnés d'enfants et de bébés-, les voleurs avaient été autorisés à partir avec six otages à bord d'une ambulance, conduite par l'un d'eux.

Selon le gouverneur régional, des personnes s'étaient «volontairement» proposés pour accompagner les quatre bandits en fuite. Les autorités ont nié qu'un bébé et trois petites filles aient été emmenés comme le demandaient les malfaiteurs.

Le gouverneur a expliqué que pour garantir que les cinq otages resteraient en vie, les autorités retenaient la mère, la tante et la belle-mère du chef de la bande.

Sous l'emprise de stupéfiants

Selon le ministre de l'Intérieur, Rodriguez Chacin, la situation a failli déraper quand l'un des ravisseurs a tiré un coup de feu, furieux de voir sa mère près du ministre devant la banque. La police pense que les assaillants étaient sous l'emprise de stupéfiants.