«Nous voulons que vous restiez»: Theresa May multiplie les appels du pied aux immigrés européens

BREXIT La Première ministre britannique Theresa May s’adressait ce lundi aux parlementaires…

20 Minutes avec AFP

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La Première ministre britannique Theresa May
La Première ministre britannique Theresa May — AFP

En moins de trois jours, c’est la seconde fois que Theresa May s’adresse directement aux immigrés européens installés en Grande-Bretagne. Lors d’un sommet européen organisé jeudi 22 juin, la Première ministre britannique a assuré qu'« il ne sera demandé à aucun citoyen de l’UE qui se trouve actuellement au Royaume-Uni de façon légale de quitter le pays au moment où il sortira de l’UE ».

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Un message réitéré ce lundi devant les députés de son pays : « Nous voulons que vous restiez », a-t-elle déclaré en détaillant son projet destiné à rassurer les immigrés européens sur leur avenir. « Les citoyens européens contribuent de façon inestimable au Royaume-Uni, à son économie, ses services publics et notre vie quotidienne (…) et j’ai toujours été clair, je tiens à protéger leurs droits », a-t-elle ajouté.

Si Theresa May a promis jeudi soir à Bruxelles que personne ne serait expulsé du pays sitôt prononcé le divorce avec l’Union européenne et que Londres offrirait des possibilités pour les citoyens européens de régulariser leur statut, elle a en même temps prévenu qu’elle rejetait toute compétence de la Cour de justice de l’UE (CJUE) pour trancher les litiges sur les droits des citoyens de l’Union après le Brexit.

Un groupe de pression représentant les immigrés européens au Royaume-Uni, appelé The3million (soit environ le nombre d’Européens installés au Royaume-Uni), s’est indigné d’une proposition « pathétique » qui n’offre « aucune garantie à vie » de leurs droits.

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Selon le projet de l’exécutif britannique, les citoyens européens présents au Royaume-Uni depuis cinq ans à une date restant à définir, mais comprise entre le lancement officiel de la procédure de divorce (mars 2017) et la sortie effective du pays (théoriquement mars 2019), se verront accorder un droit de résidence et jouiront des mêmes avantages qu’un Britannique, en termes de santé ou de travail.