«Seesaw Well»: Il invente une balançoire révolutionnaire pour résoudre le problème de l'eau en Afrique

DEVELOPPEMENT Utilisant l'énergie générée par le va-et-vient d'un « tape-cul » pour puiser l'eau, le « Seesaw Well » pourrait sauver des vies et faire évoluer le statut des femmes africaines...

20 Minutes avec agence

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Le Seesaw Well utilise le système de la balançoire pour remonter l'eau à la surface (capture d'écran).
Le Seesaw Well utilise le système de la balançoire pour remonter l'eau à la surface (capture d'écran). — XueFei Liu

C’est une idée toute simple qui s’annonce pleine de promesses. Mis au point par un inventeur chinois, le « Seesaw Well », un système permettant de puiser l’eau en activant une pompe grâce à une balançoire, a remporté un prix lors de l’édition 2017 du concours iF Design Talent, rapporte le site Détours.

Grâce au système tout simple du « tape-cul »

Ce « puits-balançoire » permet de faciliter l’extraction d’eau dans les régions arides, notamment celles situées en Afrique. Il suffit en effet de deux enfants placés chacun à une extrémité du « tape-cul » pour générer un mouvement de va-et-vient, qui active le piston et fait monter l’eau jusqu’à la surface. Les habitants des environs n’ont plus qu’à venir s’approvisionner en apportant leurs propres contenants.

Une invention susceptible d’aider des millions de personnes

Outre son aspect pratique, la création de XueFei Liu, de l’université de Dalian (Chine) pourrait contribuer à sauver des vies.

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Comme le rappelle le site Détours, le manque d’eau potable tue chaque année 2,6 millions de personnes dans le monde. L’Afrique sub-saharienne est particulièrement touchée par le phénomène.

Libérer les femmes africaines de la corvée d’eau

Mais le « Seesaw Well » pourrait également contribuer à l’amélioration de la condition des femmes d’Afrique qui, dans les régions du sud du continent, se déplacent à pieds sur des distances parfois longues pour chercher de l’eau, souvent plusieurs fois par jour.

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Avec ce système de puits, la tâche mobiliserait moins les Africaines qui, disposant de plus de temps pour travailler ou étudier, pourraient à terme trouver une nouvelle place au sein de leurs communautés.