Force anti-djihadistes au Sahel : Paris et Washington sont parvenues à un accord

ONU Le projet de résolution pourrait être voté dès demain au Conseil de sécurité…

20 Minutes avec AFP

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Une capture d'écran d'une vidéo prise par le service de communication de l'armée française en novembre 2015 d'un véhicule de l'armée française lors de l'opération Vignemale dans le Sahel
Une capture d'écran d'une vidéo prise par le service de communication de l'armée française en novembre 2015 d'un véhicule de l'armée française lors de l'opération Vignemale dans le Sahel — - ECPAD

Bientôt une force africaine pour combattre les djihadistes au Sahel ? La France et les Etats-Unis sont arrivés à un accord sur un projet de résolution de l’ONU sur une telle force, d’après plusieurs diplomates.

Le Conseil de sécurité pourrait d’ailleurs voter dès demain sur cette résolution qui salue le déploiement du G5 Sahel mais sans lui délivrer un mandat de l’ONU, d’après le texte consulté par l’AFP. Ce projet de résolution « salue le déploiement » du G5 « en vue de ramener la paix et la sécurité dans la région du Sahel ». Mais il n’invoque pas le Chapitre 7 de la charte des Nations unies, qui autorise l’utilisation de la force.

Sur demande de l’Union africaine

Un premier projet de résolution, présenté il y a deux semaines par la France, proposait que le Conseil de sécurité autorise une telle force disposant d’un mandat de l’ONU pour « utiliser tous les moyens nécessaires » afin de « combattre le terrorisme, le trafic de drogue et le trafic de personnes ». Les Etats-Unis s’y étaient opposés, estimant que le projet de résolution manquait de précision et qu’une simple déclaration du Conseil pourrait être suffisante. Selon Paris, une résolution était nécessaire, conformément à une demande de l’Union africaine.

La France a lancé une intervention militaire internationale d’urgence en 2013 pour faire barrage à des groupes jihadistes, proches d’Al-Qaïda, qui occupaient le nord du Mali. Les jihadistes en ont été en grande partie chassés par l’opération Serval - depuis devenue Barkhane -, qui se poursuit encore dans les pays du G5, dans la bande sahélo-saharienne, une zone vaste comme l’Europe.