Barack Obama choisit Oprah pour bras-droit

Sandrine Cochard

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Le sénateur Barack Obama a rouvert les hostilités lundi dans la bataille qui l'oppose à la favorite Hillary Clinton à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine, autour du rôle de l'ex-président Bill Clinton, dans une campagne à l'issue incertaine.
Le sénateur Barack Obama a rouvert les hostilités lundi dans la bataille qui l'oppose à la favorite Hillary Clinton à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine, autour du rôle de l'ex-président Bill Clinton, dans une campagne à l'issue incertaine. — Mark Wilson AFP/Getty

En position délicate après le soutien affiché du «New York Times» à Hillary Clinton, le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine Barack Obama brandit de nouveau son joker populaire. A savoir l’humour.

Invité de la populaire émission satirique de la télévision américaine «The Late Show with David Letterman», jeudi soir, Obama a promis qu'il choisirait Oprah Winfrey comme vice-présidente. Une boutade loin d’être innocente: la plus grande star de la télévision américaine est une fervente admiratrice du sénateur de l'Illinois à qui elle a apporté son soutien public. Elle a notamment accompagné le sénateur dans plusieurs réunions électorales dans l'Iowa et en Caroline du Sud. La reine du talk-show, qui s'implique pour la première fois dans une campagne présidentielle, représente un atout de poids pour Barack Obama: ses choix sont généralement suivis par des millions de téléspectateurs.

Rien pour Hillary

Autre membre annoncé de ce gouvernement factice, le candidat républicain Mitt Romney comme «secrétaire au bon goût». Une manière de se moquer de l'allure raffinée de l'ancien gouverneur du Massachusetts.

Obama, favori des primaires de Caroline du Sud qui auront lieu samedi, a également promis d'appeler le 10e mois de l'année «Barack-tobre» et de prononcer correctement le mot «nucléaire», un mot sur lequel bute souvent l'actuel président George W. Bush. En revanche, point de poste prévu pour Hillary Clinton, sa principale rivale, qui avait, elle aussi, joué la carte de l’humour en se transformant en hôtesse de l’air le temps d’une conférence de presse.